Commerce européen : Feu vert de Bruxelles à de nouvelles exportations de sucre

Gabriel Omnès

La Commission européenne a autorisé l'exportation de 500 000 tonnes de sucre supplémentaires. La France peut ainsi remettre les compteurs de betteraves à zéro avant la prochaine campagne.

La filière betteravière européenne a obtenu gain de cause : Bruxelles a débloqué 500 000 tonnes de certificats d'exportation de sucre au-delà du plafond de 1,374 million de tonnes fixé par l'Organisation mondiale du commerce. Les professionnels contestaient depuis plusieurs mois l'obligation, dans le contexte actuel, de respecter ce plafond. Celui-ci avait été imposé à l'Europe en 2005, suite à sa condamnation à l'OMC pour dumping et exportation illégale de sucre subventionné. Mais avec la flambée actuelle des cours mondiaux, producteurs et industriels estiment que la filière ne peut être accusée de profiter des soutiens communautaires pour vendre sur le marché mondial à des prix inférieurs à ses coûts de production. Un argument qu'a fini par entendre la Commission européenne.

La flambée des cours mondiaux du sucre profite aux exportations européennes. (S. Leitenberger)

La flambée des cours mondiaux du sucre profite aux exportations européennes. (S. Leitenberger)

Vigilance sur les prix

La France, qui a décroché 150 000 tonnes de certificats de sucre (l'équivalent d'environ un million de tonnes de betteraves) va ainsi pouvoir profiter d'un contexte favorable pour écouler les excédents générés par la récolte abondante de 2009. De quoi remettre les compteurs à zéro et éviter des reports sur la prochaine campagne, tout en bénéficiant de prix convenables.
« Nous serons vigilants sur le prix qui sera versé aux producteurs pour ces betteraves excédentaires, mais il faut relativiser l'impact de cette dernière tranche », précise Alain Jeanroy, directeur de la CGB. Environ 3,5 millions de tonnes de betteraves excédentaires, c'est-à-dire livrées en plus des volumes contractualisés pour le sucre quota et les utilisations industrielles, ont été vendues en octobre, à un moment où les prix n'étaient pas aussi élevés.

Source Réussir Grandes Cultures Mars 2010

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