De bons résultats pour la conduite intégrée du blé

Nicole Ouvrard - Réussir Grandes Cultures Novembre 2012

De bons résultats pour la conduite intégrée du blé
Bertrand Omon, chambre d’agriculture de l’Eure. « Réserver une part importante de l’azote pour la fin de cycle permet d’accompagner l’élaboration du rendement et la teneur en protéine. » © C. Gloria

Une synthèse de 141 essais conduits entre 2003 et 2010 par Arvalis et les chambres d’agriculture sur la comparaison entre conduite intégrée et conduite classique d’un blé, fait apparaître un bilan favorable pour la conduite intégrée. « Ce type d’itinéraire technique donne une vraie satisfaction sur la diminution de la verse, au-delà de ce qu’on pouvait imaginer, souligne Bertrand Omon, conseiller à la chambre d'agriculture de l’Eure. Et une baisse de la pression maladie, même sur les variétés non considérées comme rustiques. » Il existe même des situations pour lesquelles l’itinéraire technique à bas niveau d’intrants est le plus productif. Par ailleurs, dans le contexte de prix des années 2003 à 2010, les performances économiques sont équivalentes dans les deux techniques, tout en ayant réduit les coûts, donc les besoins en trésorerie. En fait, les essais montrent que ce type de conduite n’est pas à réserver aux seuls sols à faible potentiel de rendement car aucun lien n’a été mis en évidence entre le potentiel de rendement et les écarts de rendement entre conduites. En moyenne, la baisse de rendement entre les deux conduites est de 8 quintaux par hectare. « Mais il reste des années de décrochage du rendement qu’il faut mieux expliquer et corriger », conclut le conseiller.
 

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