Des surfaces de blés supérieures à celles de l’hiver 1934 !

Des surfaces de blés supérieures à celles de l’hiver 1934 !

Pour 2016, les surfaces consacrées aux céréales d’hiver seraient pour la plupart en hausse. Celles de blé tendre progresseraient de 1,3 %, supérieures à 5,2 millions d’hectares. Du jamais vu depuis l’hiver1934, selon les dernières estimations de FranceAgriMer.

« Il faut remonter à l’hiver 1934 (campagne de commercialisation 1935/36) pour enregistrer des superficies en blé plus élevées », précise FranceAgriMer. Une progression liée aux excellentes conditions météo lors des semis mais plus largement à un mouvement tendanciel de progression des ensemencements de blé tendre depuis quatre années.

La progression concernerait la quasi-totalité du territoire. Parmi les quelques régions qui ne suivraient pas ce mouvement, c’est la région Midi-Pyrénées qui enregistrerait, la plus forte baisse (- 4 000 ha). Parmi les cinq premières régions en termes de surface en blé tendre, seule la région Centre resterait à l’écart de la hausse. Le léger recul attendu est très largement compensé par les hausses prévues en Pays-de-la-Loire, en Champagne-Ardenne, en Poitou-Charentes et en Picardie.

Prévisions de surfaces en blé (Récolte 2016)

Les superficies en orge devraient augmenter également de près de 3 % par rapport à 2015 (soit + 35 000 ha) et ainsi dépasser 1,3 Mha en 2016. Une hausse attendue sur l’essentiel du territoire sauf en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Alsace. En région Centre, principale région productrice, la sole pourrait augmenter de 1 %. "Les prix plus élevés depuis la campagne 2014/15 et sur ce premier tiers de celle 2015/16, ont pu contribuer à l’attractivité de cette culture" analyse FranceAgrimer.

Le record de hausse surface est toutefois à mettre à l’avantage du blé dur, avec une progression de près de 8%  par rapport à 2014 (+ 26.000 ha). À 350.000 ha, la sole 2016 retrouverait toutefois tout juste son niveau de la récolte 2013.

Cette progression fait suite à la hausse enregistrée en 2015 où les superficies de blé dur avaient progressé de 18 %. On peut rappeler que l’écart de prix entre le blé dur et le blé tendre a été moins important à l’automne 2015 qu’à l’automne 2014 (début octobre, l’écart entre le blé dur et le blé tendre FOB La Pallice était de 232 $/t en 2014 et de 165 $/t en 2015.

 

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Commentaires 4

dob

@ être humain : la déréalisation est une tentation, mais il est vrai que ne pas maitriser le prix de vente est un problème. Mais ceux qui céréalisent par chez moi sont pas les plus à plaindre je pense... et je pense qu'il faudrait parler plus franco de la question de la rémunération = les agri ont toujours préféré capitaliser, mesures gouvernementales aidant. Le revenu n'est qu'un élément d'analyse très partiel.

BANANE381

rumeur pour stabiliser le prix du blé à la baisse, il faut bien que la bourse puisse jouer au yoyo, nous sommes les dindons de la farce et force est de constater que nous sommes tous soumis et favorables à cette situation, vu l'augmentation de la sole de blé, continuons l'amont et l'aval remplissent leurs escarcelles respectives

hetre humain

je pense que la comparaison n est pas tres logique deja en 2014 les surfaces de ble etait en augmentation et en 2015 c est tout a fait logique que ces surfaces evoluese en faveur du ble tendre et dure puisque personne est capable de remunerer
le travail de l agriculteur
j ai encore jamais vu qu un chef d entreprise remunerai ces salaries a 90°/° de se qui lui avait promis a bon entendeur salut
quelle monde pourrit

dob

les fortes hausses de certaines régions sont l'effet de la déprise de l'élevage qui va de pair avec agrandissement et céréalisation.

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