Du grain à moudre en Loire-Atlantique

Jean-Philippe ARNAUD

Guy Papion, responsable de la section grandes cultures de la FNSEA 44.
Guy Papion, responsable de la section grandes cultures de la FNSEA 44.

 La Loire-Atlantique accueille le Sommet du végétal, organisé par Orama*, les 19 et 20 février prochains, pour deux jours consacrés aux filières des grandes cultures. Guy Papion, responsable de la section grandes cultures de la FNSEA 44, a coordonné l’organisation dans le département.

Quel plaisir d’accueillir le Sommet du végétal en Loire-Atlantique ! C’est en effet une vraie fierté de montrer une autre facette de notre département à l’ensemble des représentants des filières grandes cultures, venant de toute la France et présents à l’occasion de cet événement. Car quelle image renvoie ce territoire situé à l’embouchure de la Loire ? L’élevage, sous toutes ses formes, est évidemment très représentatif du paysage agricole. Les amateurs de vin connaissent aussi le vignoble du muscadet. La mâche ou le muguet, emblèmes du maraîchage et de l’horticulture, sont aussi parmi les productions les plus symboliques. Mais les grandes cultures ? Qui soupçonne l’existence de terroirs et de filières propices aux grandes cultures en Loire-Atlantique ?

Et pourtant, nous disposons de nombreux atouts. L’élevage est par exemple une formidable opportunité pour nous, producteurs de blé, de maïs ou d’oléo-protéagineux. Quel débouché pour nos produits est plus évident que l’alimentation animale ? Dans le même temps, nos outils industriels, coopératifs ou privés, ont mis en perspective notre potentiel économique, en développant des outils taillés pour la transformation et la commercialisation. La situation géographique de la Loire-Atlantique est aussi un véritable avantage que nous exploitons déjà. Notre département est ouvert sur le monde, les voies maritimes au départ de Nantes, de Saint-Nazaire ou de Montoir de Bretagne en sont le plus parfait exemple. Des entreprises réputées ont ainsi eu l’ingéniosité d’y créer des usines capables de triturer, de transformer, d’exporter les grains que nous leur confions.
La Loire-Atlantique souffre pourtant d’une multitude de contraintes. Loi sur l’eau, directive nitrates, stockage de l’eau, … sont autant de facteurs empêchant d’exploiter pleinement notre capacité de production et, par conséquent, de démultiplier nos richesses. Nous connaissons nos marchés, nous disposons d’outils industriels pour y accéder et nous sommes capables de nous organiser pour être efficaces. Les tables-rondes organisées tout au long du Sommet du végétal illustreront certainement ce constat. Mais, dans le concert européen et mondial, nous ne pourrons nous faire entendre sans une volonté farouche de développer notre compétitivité et de nous donner les moyens de nos ambitions. Alors oui, notre conviction, en Loire-Atlantique comme ailleurs, est qu’il est urgent de nous donner du grain à moudre.

* Orama : association réunissant les producteurs de céréales (AGPB), de maïs (AGPM) et d’oléagineux et protéagineux (FOP).

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