En mars 2011 : Les coûts de production poursuivent leur flambée

En mars 2011, le prix d'achat des moyens de production agricole poursuit son envolée, sous l'effet du renchérissement de l'énergie, des aliments pour animaux, et des engrais.

Le prix de l'ensemble des consommations intermédiaires se rapproche du point culminant de la précédente flambée des prix de juillet 2008, d'après les dernières statistiques du ministère de l'Agriculture. La hausse du prix d'achat de l'énergie et des aliments pour animaux en glissement annuel est de plus en plus marquée, et celle des engrais demeure très prononcée. Seul le prix des produits de protection des cultures et des semences reste stable par rapport à mars 2010.

En un an, la hausse des prix atteint ainsi 25% pour l'alimentation animale, 24% pour l'énergie et 20% pour les engrais. Les prix des engrais simples azotés et phosphatés sont également sur une pente ascendante, tandis que celui des engrais potassiques se stabilise depuis septembre 2010 à un niveau élevé. En cumul sur le début de campagne 2010-2011, les livraisons d'engrais (en tonnes d'éléments fertilisants) sont en nette reprise, après leur effondrement en 2009-2010.


Le prix du fuel s'accroît de 32%

La hausse du prix de l'alimentation animale qui touche plus vivement les aliments composés que les aliments simples, a une forte incidence sur les coûts des exploitations spécialisées en hors sol. L'ampleur des variations de prix est plus forte pour les aliments porcins, du fait de leur plus forte teneur en céréales. La hausse est ainsi de 37% sur un an pour les aliments pour porcins, de 22% pour les aliments pour volailles et de 20% pour les aliments pour gros bovins.

Le prix du pétrole brut « Brent », coté à Rotterdam et exprimé en euro, progresse de plus en plus fortement. « En février et mars, cette progression est accentuée par les tensions politiques dans certains pays producteurs » explique Agreste dans sa dernière publication. Le cours s'élève ainsi à 82 euros en mars 2011, contre 76 euros en février.

Le prix du fioul domestique, utilisé comme carburant ou comme combustible, qui représente la moitié du poste « énergie et lubrifiants », s'accroît de 32%, dans le sillage de l'envolée du prix du pétrole.

 

Source d'après Agreste Conjoncture

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