En mars : La hausse des prix des oléagineux s'accélère

En mars 2010, la baisse des prix agricoles à la production ralentit et se situe à 2 % sous ceux de 2009. Alors que la chute des cours des céréales s'atténue, on assiste à une forte hausse des prix des oléagineux.

En mars 2010, la baisse des prix agricoles à la production par rapport à 2009 ralentit encore, passant de -4,8% en février à -1,8%. La baisse des prix des grandes cultures par rapport à l'année précédente s'atténue, passant de -11% en février à - 7% en mars. La baisse affectant les céréales est contrebalancée par la hausse des oléagineux. Pour ces derniers, la hausse des prix par rapport à 2009 s'accélère nettement sur le marché français sous l'impulsion du colza, passant de + 5% en février à + 15% en mars.

Les cours français répercutent la hausse des cours mondiaux sur le marché de Chicago, provoquée par la pression persistante de la demande mondiale en huiles. A contrario, les prix du blé tendre et surtout de l'orge continuent de baisser en raison de stocks élevés en fin de campagne. Sur le marché du blé français, il faut remonter à juin 2006 pour retrouver le niveau du prix moyen du blé départ Eure-et-Loir.

Le recours à l'intervention s'est imposé pour l'orge, tandis que le prix du maïs français se maintient au niveau de 2009, avoisinant le prix actuel du maïs américain, et reste ainsi compétitif sur les marchés à l'exportation vers l'Europe du Nord et l'Espagne.

Le prix des légumes d'hiver flambe

Pour le vin, depuis février, le recul des prix se stabilise quasiment, tant pour les vins de consommation courante que pour ceux de qualité (-5% pour l'ensemble des vins). En mars, les prix de l'ensemble des légumes d'hiver affichent une hausse très forte par rapport à 2009 (+4%), le chou-fleur augmentant de 61 %, la tomate de 38 % et l'endive de 36%. Pour les fruits, les prix de la poire et de la pomme restent inférieurs à ceux de 2009. Par contre, la fraise est commercialisée en début de campagne à des prix supérieurs (+14%).

Pour les productions animales, les prix des bovins et des ovins sont proches ou légèrement supérieurs à ceux de 2009, mais ceux des porcins baissent de près de 6%. Pour les volailles, les prix baissent aussi (-4%), la situation étant moins défavorable pour le poulet que pour la dinde. En février, la baisse du prix du lait de vache par rapport à 2009 s'accentue de nouveau (-10%).


Suivez les marchés des céréales et les avis d'experts sur le Service Expert Grandes Cultures de Pleinchamp.com.

Source Agreste Conjoncture

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier