Entreprises : De l'amont à l'aval, Soufflet poursuit son développement

Gabriel Omnès

L'entreprise familiale s'investit à tous les niveaux de la filière, de la logistique à la transformation en passant par la recherche.

Une nouvelle plateforme de distribution de produits phytosanitaires, une extension en cours
de la malterie située à Nogent-sur-Seine et le lancement d'un programme de recherche pour valoriser les matières premières agricoles : le groupe Soufflet n'est pas à cours de projets. Ces trois axes ont été présentés en novembre lors de l'inauguration de la plateforme flambant neuve située à quelques kilomètres du siège du groupe de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube. Avec ses onze quais d'embarquement et une capacité de stockage de 4200 tonnes de produits phytosanitaires, répartis sur quatre niveaux selon leur dangerosité, la plateforme concentre en un lieu unique les livraisons. Elles étaient auparavant réparties sur dix sites du groupe Soufflet agriculture. Le premier collecteur français de céréales renforce également ses capacités de transformation avec l'extension de la malterie de Nogent-sur-Seine, dont la mise en service est annoncée pour 2010. Les 165 000 tonnes de
capacité de production de malt supplémentaires s'ajouteront aux 70 000 tonnes actuelles,
pour donner naissance à la plus grosse unité européenne.

La nouvelle plateforme logistique du groupe Soufflet dispose d'une capacité de stockage de 4200 tonnes de produits phytosanitaires. (DR)

La nouvelle plateforme logistique du groupe Soufflet dispose d'une capacité de stockage de 4200 tonnes de produits phytosanitaires. (DR)

Programme Osiris

Autre champ d'action : la recherche de diversification pour les débouchés des matières
premières agricoles. Dans le cadre du programme Osiris, lancé en 2007 et doté d'un budget de 100 millions d'euros sur sept ans, le groupe crée une unité de recherche et développement. Le but est d'explorer les potentialités offertes par la fermentation en milieu solide. Ce processus, qui peut réduire le coût de production d'enzymes de près de 50 %, pourrait démocratiser l'emploi de ces molécules et aboutir à de nombreuses applications, comme des produits améliorant la fixation des engrais par les plantes, la production de plastiques biodégradables, ou encore des avancées dans l'alimentation humaine et animale.

Source Réussir Céréales Grandes Cultures Décembre 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires