Étiquetage des herbicides : premiers pas vers l'identité des modes d'action

Christian Gloria

Étiquetage des herbicides : premiers pas vers l'identité des modes d'action

Pour endiguer l'émergence d'adventices résistantes, une stratégie est d'alterner les modes d'action des herbicides utilisés entre les traitements d'automne et de sortie d'hiver et entre les cultures. Mais comment faire la différence entre les produits quand on a le bidon en main ? La société Nufarm a entrepris d'indiquer en grand sur ses bidons le groupe HRAC auquel appartient le ou les herbicides. De quoi s'agit-il ?

Le HRAC — Herbicide resistance action committee — a classé les herbicides en groupes selon leurs modes d'action : A pour les inhibiteurs de l'acétyl coA carboxylase (ACCase) comme le clodinafop (Celio) ou le pinoxaden, B pour les inhibiteur de l'acétolactase synthase (ALS) comme toutes les sulfonylurées mais pas seulement, C2 pour l'isoproturon et le chlortoluron…

Syngenta Agro compte suivre l'exemple de Nufarm, encouragé par Arvalis. « La mention du groupe et du mode d'action sur le bidon est facile à mettre en oeuvre sur les étiquettes des produits. Il faudrait que toutes les firmes se mettent d'accord pour appliquer ce principe, comme cela est le cas en Australie, espère Ludovic Bonin. Mais le consensus sur ce point à l'UIPP reste encore à trouver. »

Pour en savoir plus

Voir dossier de septembre de Réussir Grandes Cultures. (RGC n°250 , p. 38 à 50).

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