Export de blé : Lecureur « plein d’espoir » malgré le retard des embarquements

Lise Monteillet

Le deuxième exportateur français de céréales dresse un bilan d’étape concernant la campagne de commercialisation de blé vers pays tiers.

« Nous sommes globalement à 2,5 millions de tonnes à l’exportation, nous accumulons un retard », constate Thierry Barrois, le directeur de Lecureur, qui est le second exportateur de céréales en France. « Nous risquons de faire la campagne sur la deuxième partie d’année, de janvier à juin, poursuit-il. Nous constatons une certaine rétention à vendre, due aux prix très bas ».

Pour la campagne en cours, le disponible exportable est estimé entre 10 et 11 millions de tonnes vers pays tiers. La dernière récolte française est de très bonne qualité, ce qui devrait permettre « d’atteindre le niveau des concurrents ». L’enjeu : reconquérir les marchés traditionnels de la France, que les opérateurs avaient perdu l’an dernier, faute d’une récolte suffisante et qualité et en quantité.

Lecureur est une filiale de la coopérative Scael, basée à Chartres. Le siège de cette société est à Paris et elle dispose aussi d’un silo d’exportation à Rouen. Lecureur exporte entre 3 et 3,5 millions de tonnes de céréales, essentiellement sur l’Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne, un peu le Moyen Orient et l’Inde. « Nous essayons de travailler en filiale du champ au destinataire final », précise-t-il.

Dans cette vidéo, découvrez aussi Caceis, la filiale du Crédit agricole qui « offre un accès aux marché aux principaux opérateurs de la filière et aux agriculteurs ». « Cela permet aux opérateurs comme Lecureur de venir s’arbitrer sur les marchés à terme et de couvrir leurs achats de marchandises ou leur exportations », précise Jean Loïc Bégué-Turon, responsable du pôle des matières premières chez Caceis. 

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier