Exportation de blé : A la conquête de nouveaux marchés

SC

Maintenir nos marchés actuels mais aussi développer nos ventes de blé dans de nouvelles zones est une nécessité pour conforter notre place à l'export. Une conquête de nouveaux clients qui passe par une amélioration de la qualité.

L'exportation a une place prépondérante dans la commercialisation du blé français puisqu'elle représente plus de 40% de nos ventes, loin devant la consommation humaine française. Depuis l'élargissement de l'UE à de nouveaux pays producteurs de céréales, nos ventes vers les pays européens ont toutefois tendance à baisser, d'où l'importance croissante des exportations vers les pays tiers.

Actuellement, trois zones -Afrique de l'Ouest, Maghreb et Égypte- représentent à elles seules 90% de nos ventes à l'étranger. Dans les pays du Proche ou Moyen-Orient où nous sommes déjà présents (Égypte, Yémen, Iran) la France pourrait améliorer ses parts de marché, a estimé François Gatel, directeur de France Export Céréales, lors d'un colloque organisé par Arvalis sur la compétitivité des céréales français.

L'Égypte, premier importateur mondial de blé, s'approvisionne essentiellement auprès de la Russie et des USA. «Le match USA/RUssie est arbitré par la France qui espère jouer en première division» a commenté Jean-Pierre Everling, directeur de Granit (branche négoce de la coopérative Epis-Centre) qui estime que la France peut doubler ses ventes vers ce pays.

Arabie Saoudite, Irak, Brésil...

Mais trois nouvelles zones principales sont à conquérir : le Moyen-Orient - en particulier l'Arabie Saoudite qui a décidé d'abandonner progressivement la culture de blé et l'Irak qui cherche à diversifier ses approvisionnements- ; en Afrique, le Nigeria et l'Afrique australe et en Amérique du Sud, le Brésil et le Venezuela.

Une conquête qui passe par une meilleure adéquation de la qualité de nos blés avec les besoins de ces pays. En Égypte et au Moyen-Orient, les clients exigent des taux de gluten élevés, pour réaliser des pains dits «arabes». Au Nigeria et en Afrique australe les pains «anglo-saxons», de mie, sont fabriqués à partir de blés dits «hard», plus riches en protéines que ceux que nous produisons.

Améliorer la qualité

Certains de nos concurrent peuvent déjà répondre à ces critères : Les États-unis, le Canada ou encore l'Argentine et l'Australie proposent des types de blés «hard», riches en protéines. En Russie, la teneur moyenne en protéine reste bonne, plus faible en Ukraine qui bénéfice cependant de prix très compétitifs.

Améliorer la qualité de nos blés est donc une nécessité pour accéder à ces marchés : développer les teneurs en protéine, en gluten, mais aussi réduire le taux d'humidité ou encore proposer des blés «white» (enveloppe blanche) qui permettent d'augmenter le taux d'extraction de la farine. La propreté des blés est également un critère essentiel, d'où la nécessité d'équiper les silos portuaires de nettoyeurs. Il faut toutefois veiller à garder la qualité de nos protéines qui fait la réputation du blé français (P/L

Publié par SC

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