France/Néonicotinoïdes: désaccord entre les ministres de l'Agriculture et de l'Environnement

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France/Néonicotinoïdes: désaccord entre les ministres de l'Agriculture et de l'Environnement

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a déclaré lundi vouloir revenir sur la législation interdisant, sauf dérogation, les insecticides de la famille des néonicotinoïdes à partir de septembre 2018, une position immédiatement contestée par son collègue de l'Environnement Nicolas Hulot.

La législation française "n'est pas conforme avec le droit européen", a déclaré M. Travert sur RMC/BFM TV, le ministre estimant que certains pesticides "n'ont pas de produit de substitution". Les néonicotinoïdes sont accusés d'être notamment responsables du déclin des abeilles.

"Nous avons un certain nombre de produits aujourd'hui qui ont été estimés dangereux et qui sont au fur et à mesure retirés du marché, mais (pour) d'autres produits où nous avons des impasses techniques, qui n'ont pas de susbtitutions, nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour en permettre l'utilisation afin que nos producteurs continuent à travailler dans de bonnes conditions", a déclaré M. Travert sur le plateau de BFM TV.

"C'est ma proposition", a spécifié le ministre, en indiquant que l'arbitrage du Premier ministre, Edouard Philippe, "n'est pas rendu". Une interprétation immédiatement contestée par Nicolas Hulot, qui, dans un tweet en réponse à ces propos, affirme que "les interdictions de néonicotinoïdes", notamment, "ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens".

Stéphane Travert venait d'exprimer sa volonté de "travailler sur ce sujet avec (son) collègue de l'Environnement", souhaitant "bâtir un compromis". "Il va falloir regarder avec nos partenaires européens pour faire en sorte que ce texte rentre dans le cadre européen et que nous puissions mettre en place un régime de dérogations sur un certain nombre de produits qui sont dans ce qu'on appelle les impasses techniques", a plaidé Stéphane Travert.

Souhaitant "du temps" pour que la recherche puisse "continuer à avancer", le ministre a notamment pris l'exemple de la carotte des sables, cultivée notamment dans la Manche, département où il est élu député (PS) et pour laquelle il n'existe pas de produit de substitution au pesticide utilisé.

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Commentaires 14

lopin170

tout ça pour vendre des produits rien du tout c'est beaucoup de travail et dedégats. Faites de la vente directe, des produits de qualité et arretez de vous faire en--------------- par ces maquignons de l'agriculture. Vendre des carottes à 50 cents ça fait mal non. Moi je les vends 2.80 !!!
Et il faut arreter de dire qu'on ne peux pas se passer de ces poisons: il existe des filets, monsieur le ministre, pour lutter contre les insectes!!! Et puis si vous valorisez mieux vos produits vous aurez besoin de moins de surface et vous pourrez laisser de la place à tous ces petits projets bien plus cohérents!!
STOP CUMUL
allez travaillez pas trop!

fred

quand on pense que la disparition des abeilles n'est pas du au neonicotinoïde, que dans l'usage agricole il n'y a pas de risque. nous ne pouvons que constater le ravage de la communication des écologistes qui lamine l'agriculture. les détracteurs avaient tellement d'argument qu'ils diffusaient des tracts "sénateurs assassins" contre les législateurs qui avaient raisonnablement compris l'utilité de ces produits. nous mangerons chinois.
Macron nous trompe

reg17

Fabio heureusement qu'il y a des gens comme toi, on est tellement bête en agriculture que l'on y a pas pensé
À tous les donneurs de leçons si notre métier est si simple à faire venaient reprendre une exploitation et prouvaient que vos théories sont les meilleurs
Arrêtaient de juger sans savoir

1584

@ gib : il fallait que Hulot se refasse une santé après l'autorisation de l'abattage de deux loups.
@ robin : tu peux pas mieux dire

agri

Robin a tout à fait raison!
De plus les politiques raisonnent que sous la pression des lobbys écolos et ne prennent pas en compte les enjeux économiques et les conséquences qui vont en découler! C'est un non sens total d'interdire un produit comme le gaucho (traitement de semences sur blé, orge et betteraves; cultures non attirantes pour les abeilles), si dégâts d'insectes à la levée sur ces cultures on peut perdre jusqu'à 50 %. A la place d'un enrobage de semences incorporé dans le sol, on va le remplacer par 2 à 4 traitements avec le pulvérisateurs avec des risques de volatilisation dans l'air!
Quel cas est le plus dangereux pour l'environnement???
Messieurs les politiques réfléchissez bien avant d'agir!!!

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