Glyphosate: mission Villani sur "l'indépendance des agences européennes"

Glyphosate: mission Villani sur "l'indépendance des agences européennes"

Le député La République en marche Cédric Villani est chargé d'une mission sur "l'indépendance et l'objectivité des agences européennes" dans le secteur scientifique, en lien avec le dossier de l'herbicide glyphosate, a-t-on appris vendredi de source parlementaire.

"Il me semble important qu'un travail soit conduit pour mieux contrôler les agences européennes, notamment leurs relations supposées avec l'industrie chimique et agrochimique. Sur des sujets d'une telle importance, le doute ne doit pas être permis", a expliqué dans un communiqué la présidente de la commission des Affaires européennes, Sabine Thillaye (LREM). Après une réunion jeudi de sa commission au sujet du glyphosate, suspecté d'être cancérogène, elle a proposé de saisir pour un tel rapport Cédric Villani, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. "Les agriculteurs comme les consommateurs ont droit à un diagnostic clair et sans ambiguïté sur la toxicité relative de ces produits. C'est à la fois un enjeu de santé publique, de transparence et, pour l'Union européenne, de crédibilité", estime Mme Thillaye.

Période d'autorisation réduite

Le renouvellement de la licence dans l'UE du glyphosate, l'un des herbicides les plus utilisés dans le monde, fait l'objet d'un bras de fer à Bruxelles. Son autorisation actuelle s'achève fin décembre. A ce jour, la France est l'un des seuls pays, avec l'Autriche et l'Italie, à s'opposer publiquement à la proposition de la Commission européenne de renouveler pour dix ans la licence du produit. Le gouvernement français s'est cependant dit ouvert à une période d'autorisation réduite, à cinq ou sept ans par exemple. Selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), il n'y a pas de raison de classer le glyphosate comme cancérogène. Mais les opposants au glyphosate mettent en doute l'indépendance de l'Efsa et continuent de s'appuyer sur une étude du Centre de recherche sur le cancer de l'OMS (CIRC), qui a classé la substance comme "cancérogène probable".

Source Avec AFP

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Commentaires 6

AGREGATS

La guerre du glyphosate reflète bien les mentalités de l'époque ... "menteur et voleur" ou bien "menteur ou voleur"..Curieux qu'à une époque où les moyens scientifiques de plus en plus sophistiqués auraient pu trancher objectivement ce problème, on en soit encore à des blablas qui animent la galerie, rien de plus..

@jmb

J espère que ce groupe de travail débouchera sur une commission parlementaire , puis à une agence pour contrôler l agence
En tout cas ça peut ouvrir une sacrée brèche juridique imaginez que villa ni dénonce l efsa corrompues , dangerosité sous évalué j attaque tout de suite pour prendre un bon billet

MONARDE1686

Depuis quand gouverne t-on avec des idéologies ? (idéal irréalisable) Au détriment de connaissances, pragmatisme et bon sens.

alain

dire que Aaron Blair a avoué devant un tribunal que le CIRC avait "surclassé" le glyphosate comme cancerogéne.
la théorie du complot, la théorie du lobbing les détracteurs du glypho a défaut d'argument sérieux se jettent sur le moindre petit truc pour crier au loup.
dans le rapport de la commission de 4000 pages les détracteurs ont relevé que 100 pages étaient un copier coller d'une étude monsanto et alors est ce pour autant faux.
les arguments des ong anti sont la communication tapageuse, la pression sur les parlementaires (senateur tueur d'abeilles), la théorie du complot, utilisant la faiblesse des élus qui n'ont pas le courage de défendre l'agriculture

JMB

Je propose un groupe de travail pour contrôler la mission de M Villani sur "l'indépendance et l'objectivité des agences européennes"

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