Grandes cultures : les syndicats spécialisés poussent un cri d’alerte

Lise Monteillet

Grandes cultures : les syndicats spécialisés poussent un cri d’alerte

Orama (FNSEA) et l’OPG (Coordination rurale), deux syndicats spécialisés en grandes cultures, clament leur inquiétude face à l’aggravation des problèmes de revenus.

Quelques jours après la publication officielle de la Commission des comptes de l’agriculture (CCAN), dont les résultats sont très contestés, Orama, branche de la FNSEA, et l’Organisation des producteurs de grains de la Coordination rurale ont diffusé deux communiqués distincts dans lesquels ils alertent sur la dégradation économique des exploitations en 2015. Une situation qui ne saurait s’améliorer en 2016. 

« 2015 est le pire exercice de ces dernières années », pour l’OPG, tandis qu’Orama « confirme que le revenu moyen de ces producteurs après cotisations sociales propres à l’exploitant était nul à négatif l’année dernière ». L’OPG rappelle qu’entre juillet et septembre 2015, « le blé (Rouen) est passé de 190 à 150 € la tonne ; le maïs (Bordeaux) est passé de 180 à 142 € la tonne ».

L’année 2016 s’annonce très compliquée. Orama souligne « que les circonstances climatiques du printemps auront un impact important sur les récoltes 2016 et aggraveront encore cette situation de revenu »

Alléger le paiement redistributif

A ce titre, Orama demande au ministère de l’Agriculture « de diminuer de 10 à 5 % en 2017 […] la ponction pratiquée en France sur les paiements Pac ordinaires au nom du financement des paiements dits redistributifs ».

« Cette ponction pénalise principalement les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux. S’ils veulent éviter qu’un trop grand nombre ne puisse de relever de cette année 2016, nos pouvoirs publics doivent agir », clament Philippe Pinta, président d’Orama, Daniel Peyraube et Gérard Tubéry, vice-présidents. 

La régionalisation des aides en question

L’OPG explique pour sa part « que la transformation du système des aides PAC a lourdement sanctionné le secteur des grandes cultures. […] La régionalisation des aides du second pilier a rendu inaccessible la plupart des mesures agro-environnementales et climatiques que les agriculteurs étaient prêts à prendre pour compenser la baisse des aides du premier pilier »

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Commentaires 2

POTEAU3716

pour avoir les vrais chiffres du revenu , il suffit plutot de demander aux centres de gestion , qui effectue la comptabilite des agriculteurs plutot qu a des fonctionnaires incompetent comme d habitude

AGREGATS

On ne sait vraiment plus d'où viennent ces chiffres consistant à constater un RA de +10%...Curieux lorsque l'on constate ne baisse des prix en général..Céréales,Viandes,Lait n'en parlons pas..A moins que nos paysans compriment vraiment leurs couts de revient,ou bien les ordinateurs se sont trompés,ou bien ceux qui les alimentent n'induisent que les niches à Mares acceptables...

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