"Improve": le meilleur parti des protéines végétales

 "Improve": le meilleur parti des protéines végétales

Le gouvernement a annoncé le lancement de la plateforme d'innovation "Improve" destinée à faire de la France le numéro un de la valorisation des protéines végétales" en Europe, du steak végétal aux cosmétiques.

"Improve - pour Institut Mutualisé pour les Protéines Végétales - (qui joue sur le vocable anglais signifiant "améliorer") bénéficiera d'un financement de 3,7 millions d'euros dans le cadre des investissements d'avenir - dont une dotation en capital de 819.000 euros via la Caisse des Dépôts- précisent dans un communiqué les ministères  de l'Agriculture et du Redressement productif, ainsi que le commissaire général à l'investissement Louis Gallois.

Il s'agit de "développer de nouvelles applications industrielles des protéines végétales" issues de cultures françaises et européennes comme le blé, le maïs ou le colza, mais aussi les pois, la luzerne, les lupins et les pommes de terre, aussi bien au plan nutritionnel pour l'homme qu'en cosmétique par exemple.

"Aujourd'hui les cultures sont mal valorisées" explique-t-on au Commissariat à l'Investissement: "L'essentiel sert à l'alimentation humaine et le reste part au rebut: l'idée est de mieux utiliser une matière première dont on dispose, en cherchant des applications ayant la plus grande valeur ajoutée possible".

Pourquoi pas, demain,  un steak de lupin (on en fait déjà en soja)  ou une crème anti-rides aux pois alors que les protéines végétales sont connues comme un tensio-actif, poursuit cet expert qui regrette qu'on "se contente de faire des choses qui ne coutent rien mais ne rapportent rien non plus" comme des tourteaux pour alimenter le bétail.

Les protéines végétales représentent un gisement de 28 millions de tonnes de protéines cantonnées pour l'heure au bas de gamme indique le communiqué.  Basé à Dury près d'Amiens, le projet Improve associera quatre grands partenaires industriels (Téréos, Sofiprotéol, Siclaé et In Vivo) qui s'appuieront sur les compétences de l'université de Picardie Jules Verne, le Centre de Valorisation des Glucides et Produits Naturels et l'INRA, l'Institut National de Recherche Agronomique.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier