Industrie de transformation : L'amidonnier Syral investit 160 millions d'euros

Nicole Ouvrard

Après le rachat des usines de Tate & Lyle, la filiale de Tereos rationalise ses sites industriels.

La société Syral, filiale amidonnière du groupe Tereos, a inauguré le 4 juin son centre de recherche appliquée, ainsi qu'une nouvelle tour de séchage sur son site de Marckolsheim, en Alsace, dans le Haut-Rhin, représentant un investissement de 15 millions d'euros.
Syral, créée en 1996 par Union SDA à l'époque, a connu un formidable coup d'accélérateur par le rachat en 2007 des cinq usines de Tate & Lyle (ex-Amylum), plaçant la société amidonnière au troisième rang européen derrière Cargill et Roquette.

Pilote de production de biscuits à base d'ingrédients sucrants issus de l'amidon. (N. Ouvrard)

Pilote de production de biscuits à base d'ingrédients sucrants issus de l'amidon. (N. Ouvrard)

Règlements sucre et fécule

Ses dirigeants ont lancé un plan de développement de 160 millions d'euros sur trois ans qui s'accompagne d'une réorganisation des sites industriels au niveau européen, notamment par la fermeture de l'usine de Grande-Bretagne en septembre prochain, et le renforcement des sites espagnol, français et belge.
Pierre-Christophe Duprat, directeur général de Syral, mesure les conséquences de la mise en oeuvre du règlement sucrier. La baisse du prix du sucre rend ce dernier de plus en plus compétitif par rapport aux produits sucrants issus de l'amidon. « Sur les 5 millions de tonnes de produits sucrants que l'Union européenne fabrique, 1 à 2 millions de tonnes seront concurrencés au profit du saccharose », prévoit-t-il. Ce dernier veut aussi anticiper la réforme du règlement fécule en 2011. « Les féculiers s'attendent à une baisse de la production de fécule de 30 %. Nous pouvons tirer notre épingle du jeu et gagner des parts de marché. Nous nous y préparons. »
Syral transforme 3 millions de tonnes de céréales par an dont 75 % de blé et 25 % de maïs. Elle commercialise 1,8 million de tonnes de produit fini (amidon et coproduits tels que le gluten de blé, le son, les fibres…) et 180 000 m3 d'alcool de grain et de bioéthanol. En 2008, le chiffre d'affaires était de 1,4 million d'euros.

Source Réussir Grandes Cultures Juillet-Août 2009

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