Internet couvre encore inégalement les campagnes

Valérie Noël

Internet couvre encore inégalement les campagnes
543 communes rurales françaises demeurent encore à l'écart de la technologie Internet. - © Commission européenne

Si l'immense majorité des communes peuvent aujourd'hui accéder à internet, 543 demeurent encore totalement à l'écart de cette technologie. Des zones blanches perdurent donc bel et bien. Et elles ne sont pas toutes perdues en montagne : Côte-d'Or, Meurthe-et-Moselle ou Aisne ont leur lot de communes malheureuses. C'est ce que montrent les fichiers en open data mis en ligne mi-juillet par la mission « très haut débit » du ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique. Malgré ces exceptions, la couverture internet globale de la France apparaît toutefois bonne. Au moins 80 % des communes sont éligibles dans tous les départements.

Des communes éligibles mais pas toujours bien connectées

Sauf qu'à y regarder de plus près, les connexions ne sont pas toutes performantes. Dans treize départements, moins de la moitié des communes disposent d'un débit moyen de 3 Mbits/seconde. Et en Essonne, par exemple, un département d'Ile-de-France que l'on pourrait penser épargner par ces tracas, 40 % des communes n'ont pas accès à ce débit. À l'opposé, connectées à plus de 80 %, les communes du Bas-Rhin, du Var, du Rhône du Morbihan et des Bouches-du-Rhône s'affichent en tête de classement.

Internet couvre encore inégalement les campagnes

Le très haut débit reste quant à lui encore en devenir. Hormis dans le Morbihan et le Rhône, largement moins de la moitié des communes des différents départements peuvent en bénficier. Rapportée au nombre de locaux (logements, entreprises et sites publics), la couverture serait néanmoins de 44,3 % selon les chiffres donnés par le gouvernement mi-juillet. L'Etat mène en tout cas une politique volontariste sur le sujet. L'objectif affiché est de mettre le très haut débit à disposition de l'ensemble du territoire d'ici 2022. Un plan de déploiement est établi. Les opérateurs privés vont s'attaquer aux grandes agglomérations et principaux chefs-lieux de départements laissant aux collectivités territoriales le soin de mettre en place ailleurs des « réseaux d'initiative publique ». Nul doute que les ambitions ne seront pas les mêmes d'un territoire à l'autre...

Source Réussir Grandes Cultures

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