La récolte 2015 de betteraves légèrement en baisse

SC avec AFP

La récolte 2015 de betteraves légèrement en baisse
La campagne 2015 s'annonce proche de la moyenne des années précédentes, après le "très bon cru" de 2014.

La récolte française 2015 de betteraves sucrières s'annonce en baisse à cause de la sécheresse estivale qui a fait chuter les rendements, a annoncé mardi le Centre d'études et de documentation du sucre (Cedus).

"Si les résultats demeurent corrects, la sécheresse de la fin du printemps et du début de l'été a eu des conséquences défavorables sur les rendements, très hétérogènes selon les régions", explique le Cedus dans un communiqué. Toutefois, la campagne 2015 s'annonce proche de la moyenne des années précédentes, après le "très bon cru" de 2014.

La "sécheresse estivale a retardé le développement des racines et les pluies de la fin de l'été n'ont pas été suffisantes dans toutes les régions pour rattraper le retard", détaille l'organisme. "Avec cette diminution de la production, les 25 sucreries françaises ont ainsi démarré la campagne quelques jours plus tard, dans la deuxième quinzaine de septembre", précise-t-il.

La phase de récolte des betteraves va durer jusqu'à la fin de l'année, soit environ trois mois pendant lesquels les sucreries tournent à plein régime 24h/24 et 7 jours/7.

La productivité s'est beaucoup accrue dans le secteur, grâce à une amélioration de la qualité de semences et à une optimisation des techniques culturales, qui ont permis de passer en quarante ans de 40 à 90 tonnes de betteraves à l'hectare. Un renforcement de la productivité indispensable alors la filière se prépare à la fin des quotas.

Les quotas de production et les prix garantis, en place depuis 1968 pour le sucre européen, seront en effet levés le 1er octobre 2017, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités d'exportations pour les producteurs européens, mais exposant davantage les sucriers aux fluctuations internationales.

Maintenir les droits de douane après la fin des quotas européens

Un rapport remis lundi au ministre de l'Agriculture préconise d’ailleurs de "préserver les droits de douane élevés" sur les importations de sucre, surtout en provenance du Brésil, de  la Thaïlande et de l'Inde "compte tenu du différentiel des coûts de production".

La France devra aussi protéger les exonérations visant les sucres spéciaux (sucre de canne roux non raffiné) "car cela correspond à une niche vitale pour le sucre des départements d'outremer", qui vendent la moitié de leur production sous cette forme en Europe, soulignent-ils.

Par ailleurs, le rapport plaide pour "ne pas envisager d'interdire l'usage des néonicotinoïdes" dans les cultures sucrières, ces produits phytosanitaires controversés étant utilisés en enrobage sur les semences de betterave en prévention de la jaunisse transmise par certains insectes, et ce jusqu'à ce "qu'une alternative technique fiable soit mise au point".

La France est le premier producteur européen de sucre et le premier producteur mondial de sucre de betterave.

 

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