Le génome du colza décrypté pour la première fois

Le génome du colza décrypté pour la première fois
le colza posséde 100.000 gènes, 4 fois plus que l'être humain.

Des chercheurs internationaux pilotés par l'INRA ont décrypté la totalité du génome du colza, une première mondiale qui devrait permettre, entre autres, d'améliorer son rendement, sa résistance au froid et aux maladies ainsi que sa teneur en huile.

Le séquençage du génome du colza ouvre de nouvelles potentialités pour identifier des gènes qui permettront d'améliorer les caractéristiques du colza, principal oléagineux cultivé en Europe.  Sont particulièrement concernés "la teneur et la composition en huile, la résistance à des pathogènes, la tolérance au froid, le rendement, ou encore l'efficacité d'utilisation des nitrates dans le sol", précise l'Inra dans un communiqué.

Le décryptage du génome, qui correspond à l'information héréditaire contenue dans l'ADN, permet aussi aux scientifiques de mieux comprendre l'apparition du colza. Celle-ci est relativement récente puisqu'elle date de l'ère post-néolithique, soit environ 5.500 ans avant notre ère. Le colza est né du croisement entre le chou et la navette (une sorte de navet sauvage), favorisé de façon involontaire par l'homme, explique l'INRA.

Le colza est donc de la même famille que la moutarde, le chou-fleur ou encore le brocoli. L'évolution de la plante, marquée par de nombreuses duplications de gènes, lui a permis d'accumuler plus de 100.000 gènes, soit quatre fois plus que l'être humain.

La culture du colza a commencé en Europe au Moyen-Âge, pour alimenter les lampes à huile. Elle n'a vraiment pris son essor qu'à partir du milieu du XXe siècle et représente désormais la première culture oléagineuse en Europe en termes de surface.

Les plus gros producteurs sont aujourd'hui la Chine et le Canada.  L'huile de colza est riche en acide gras insaturés, vitamine D et omégas 3, considérés comme bons pour la santé.

Pour ce projet de 2,5 millions d'euros, financé principalement par l'Agence nationale de la recherche, l'INRA a travaillé pendant cinq ans avec un consortium international d'une trentaine d'instituts de recherche, dont le Génoscope, le CNRS, et l'Université d'Évry.

 

Source Inra

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