Le Massif Central s’insurge contre la directive “nitrates”

R.Saint-André

Le Massif Central s’insurge contre la directive “nitrates”
Allanche, Calvinet, Cassaniouze, Chalvignac, Junhac, Labesserette, Lacapelle-del-Fraisse, Ladinhac, Lafeuillade-en-Vézie, Lapeyrugue, Mauriac, Montsalvy, Omps, Pers, Saint-Mamet-la-Salvetat, Sansac-Veinazès, Sénezergues et Vieillespesse.

Dix-huit communes du Cantal sont désormais classées “vulnérables”

L'agriculture du Massif central ne doit pas être vulnérabilisée”, martèle la FRSEA. Réuni lundi 28 juillet, le conseil d’administration de la fédération régionale du Massif central a dressé le triste constat que les revenus agricoles sont en baisse. Dans ce contexte de situation très difficile pour les agriculteurs, ils s’avouent consternés par de nouvelles dispositions imposants de nouvelles contraintes, en particulier sur des zones dites vulnérables dans le cadre de la directive “nitrates”. Désormais, 18 communes cantaliennes sont concernées. En effet, à Vieillespesse s’ajoutent : Allanche, Calvinet, Cassaniouze, Chalvignac, Junhac, Labesserette, Lacapelle-del-Fraisse, Ladinhac, Lafeuillade-en-Vézie, Lapeyrugue, Mauriac, Montsalvy, Omps, Pers, Saint-Mamet-la-Sal- vetat, Sansac-Veinazès et Sénezergues. Au total, sur la région Massif central, ce sont près de 4 000 agriculteurs qui sont mis au pied du mur, contraints à investir à nouveau pour respecter de nouvelles normes.

 

Lettre ouverte

“C’est tout bonnement inacceptable !”, tempête le Cantalien Patrick Bénézit, président de la FRSEA. “Nous demandons à l’inverse que le Massif central, château d’eau de la France reconnu pour son agriculture et la qualité de ses sources, soit exclu de tout zonage.” Il convient néanmoins de quelques pollutions autres que d’origine agricole, telles que des sources polluées par l’humus de certaines forêts de résineux chargé en azote, ou encore que certaines collectivités ne sont pas irréprochables en matière de traitement et rejet des eaux usées... Patrick Bénézit vient de co-signer avec Benoît Julhes, président des Jeunes Agriculteurs d’Auvergne également éleveur dans le Cantal, et Guillaume Joie, président des JA du Limousin, une lettre ouverte aux élus. Cette missive dénonce une approche purement quantitative et comptable du dossier, pour tenter de répondre aux injonctions bruxelloises, sans fondement scientifique. Et d’insister sur les “dommages collatéraux”, comme par exemple l’abandon du métier pour ceux qui n’auront pas la capacité financière de faire face aux exigences réglementaires. Une mauvaise nouvelle pour la profession vient amplifier un ras-le-bol ambiant.

 

Dans le département

Dans le Cantal, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs se fendent d’un communiqué dans lequel ils insistent sur le fait que le département ne connaît pas de problème de pollution d’origine agricole, dénonçant une “idéologie extrémiste qui ne tient en aucun cas compte de l’activité économique de nos exploitations et de nos pratiques d’élevage (...) ; nos administrations sont les relais d’une course folle qui conduit à une destruction aveugle des forces économiques de notre pays”. À leur tour, les syndicats du département en appellent à l’intervention du préfet, des parlementaires et de tous les élus locaux pour qu’aucune commune ne soit retenue dans ce projet de classement en zone vulnérable.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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