Les agriculteurs du Grand Est demandent l'état de catastrophe naturelle

Les agriculteurs du Grand Est, dont les cultures ont été sinistrées par les grands froids de l'hiver, ont demandé aux autorités de reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour pouvoir déroger à des obligations réglementaires jugées intenables.

"Entre 40% et 100% des cultures de blé, d'orge d'hiver et de colza ont été anéanties. Dès lors, nous ne pouvons satisfaire aux obligations que nous impose l'Europe, comme la rotation des cultures", a expliqué à le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau.

  Il faisait référence à des obligations qui sont la contrepartie de subventions versées par l'Union européenne, lors d'une rencontre avec les agriculteurs du Grand Est jeudi dans la Meuse.

  Mercredi, les représentants des agriculteurs français avaient rencontré la direction générale de l'Agriculture et du Développement rural à Bruxelles.

  "Ils nous ont dit que si l'état de catastrophe naturelle était reconnu par la France, les aides européennes seraient versées même si nous ne respectons pas les conditions classiques", s'est réjoui M. Barrau, qui en appelle désormais au ministère de l'Agriculture. "Nous savons que nous sommes soutenus par Bruno Le Maire, mais nous aimerions maintenant que les choses avancent", a-t-il ajouté.

  Les fortes gelées de février puis la succession de gels et dégels, avec des amplitudes thermiques journalières de 25°C, ont considérablement sinistré les cultures de l'Est de la France, principalement en Lorraine, Alsace, Champagne-Ardenne, Bourgogne et pour une partie de la Franche-Comté.

  "C'est une année exceptionnelle, du jamais vu depuis 1956", a indiqué le directeur du syndicat pour la région Lorraine, Eric Berton. "L'automne et le début de l'hiver avaient été cléments. Nous sommes donc entrés dans l'hiver à un stade de végétation exceptionnel, sur lequel le gel s'est abattu. En moyenne, les pertes de blés et d'orge sont de 70%", a-t-il précisé.

  Les agriculteurs ont par ailleurs pointé du doigt le surcoût engendré par le réensemencement après la perte des cultures.

Source AFP

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