Les betteraviers se battent contre la disparition du régime des quotas

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A l’occasion de leur congrès annuel, les planteurs de betteraves ont fustigé le projet de la Commission européenne de supprimer les quotas sucre et le prix minimum garanti des betteraves dès 2015.

« Je n’accepte pas la disparition brutale du régime des quotas » a déclaré Bruno Le Maire à l’occasion de l’assemblée générale de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves).  « Je suis là pour défendre vos intérêts. On ne peut pas prendre le risque d’ouvrir tous grand les marchés  avant que vous soyez prêts. Pourquoi prendre le risque de vous affaiblir ? «, a-t-il précisé sous les applaudissements des planteurs français.

Le règlement sucre actuel prend fin à l’issu de la campagne 2014-2015 et la Commission européenne, dans son projet PAC 2014, n’envisage pas de prolonger ce régime.  Les producteurs de betteraves français militent, eux, pour un maintien de la régulation actuelle jusqu’en 2020, le temps de devenir compétitif face au Brésil.

« Nous ne sommes pas, actuellement, durablement compétitif pour affronter les marchés  mondiaux » a plaidé Eric Lainé, président de la CGB qui juge « dogmatique" les propositions faites par la Commission européenne. Il rappelle  que cette proposition  s’oppose à l’avis du Parlement européen qui a plaidé, en juin dernier, pour la prolongation du système actuel au moins jusqu’en 2020.

« Cette période de 10 ans doit être mise à profit pour améliorer encore la compétitivité des marchés européens qui seront, après cette date, directement en concurrence avec les producteurs mondiaux » explique Alain Jeanroy, directeur de la CGB.  

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