Les contrats à terme continuent leur progression

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Les contrats à terme continuent leur progression

Les marchés à terme et d’options se portent bien, confirme NYSE Liffe, premier opérateur de marchés dérivés de matières premières en Europe, qui annonce la possibilité, prochainement, de passer des contrats pour des échéances à trois ans et non plus à deux comme actuellement.

23.000 contrats à terme sur le contrat blé de meunerie ont été négociés chaque jour en 2010, soit un équivalent physique de près de 1,15 million de tonnes de blé échangées quotidiennement, a précisé NYSE Liffe à l’occasion d’une conférence de presse.

En 2011, près de 5 millions de contrats ont ainsi été traités en blé contre 3, 5 millions  l’an passé soit une augmentation de  40% par rapport à 2010. Le colza n’est pas en reste avec 1, 6 million de contrats (+ 67% par rapport à 2010) alors qu’en maïs,  leur nombre a augmenté de 77% pour atteindre 339.025.

contrat blé meunier

« 85% de ces contrats sont détenus par des commerciaux», explique Nicholas Kennedy de Nyse Liffe.  Les « commerciaux » (négociants, industriels, agriculteurs…) utilisent les contrats à terme ou d’options pour protéger les marges sur leurs activités physiques.  Leur objectif est alors de fixer un prix plusieurs mois avant de livrer ou prendre livraison de la marchandise

« Les financiers jouent également un rôle crucial dans les marchés dérivés de matières premières car ils récupèrent le risque de prix que les “hedgers” (commerciaux ndlr) veulent éliminer », précise toutefois Lionel Porte.

 NYSE Liffe annonce prochainement la possibilité de passer des contrats  pour des échéances à trois ans et non plus à deux comme actuellement sur Euronext. « Nous allons couvrir trois campagnes : sur le colza, nous allons passer de 6 à 10 échéances, sur le maïs de 7 à 10 et sur le blé et l'orge de brasserie de 8 à 12 et nous allons supprimer l’échéance d’août », explique Nicholas Kennedy.  

Nyse a démarré une étude de faisabilité dans l’objectif de  créer un marché à terme sur un complexe colza (tourteau, graine, huile). Quant au contrat à terme sur la poudre de lait écrémée, lancé en  octobre 2010, Lionel Porte estime qu’il aura un intérêt après 2015, quand les quotas laitiers seront abandonnés.

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