Les coopératives s’inquiètent de la fermeture de lignes ferroviaires dédiées au fret

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Les coopératives s’inquiètent de la fermeture de lignes ferroviaires dédiées au fret
Les lignes capillaires présentent actuellement une longueur de 4 200 km (DR)

Coop de France s’inquiète de la fermeture à court terme de 1 800 km de lignes ferroviaires secondaires dites « capillaires » qui assurent la liaison entre les sites de chargement isolés et les lignes principales. De nombreuses coopératives seront impactées par ces fermetures de ligne.

Les voies dites capillaires sont les lignes à faible trafic, dédiées au fret ferroviaire, qui desservent les sites éloignés du réseau principal. Leur importance est vitale puisqu’elles drainent plus de 15% des tonnages fret annuels tous secteurs confondus. Pour les produits agricoles, qui par essence sont chargés en zones rurales, le pourcentage est plus proche de 30 à 50%.

« Décidé dans les années 80, l’allégement de la maintenance sur les lignes secondaires du réseau ferroviaire français commence à produire tous ses effets néfastes », explique Coop de France dans un communiqué. Selon eux, ce sont ainsi 1.800 km environ de lignes capillaires qui pourraient être progressivement fermées à partir de cette année (chiffres non confirmés par Réseau Ferré de France (RFF). Les lignes capillaires présentent actuellement une longueur de 4 200 km dont 3 200 km sont circulés.

Manque d'entretien des voies

« Les 16 millions d’euros par an consacrés à la rénovation des lignes capillaires jusqu’en 2012 ont tout juste permis de retarder l’amorce du processus massif de fermeture des lignes concernées. D’autant que ce budget limité à 8 millions d’euros en 2013 a été supprimé en 2014 » explique Coop de france. La principale raison invoquée est le report de l’écotaxe, mais le problème du manque de moyens alloué à l’entretien des voies capillaires est beaucoup plus ancien. Ces lignes sont anciennes, elles ont en moyenne 50 ans.

Les conséquences sont à la fois économiques et environnementales. « Dans tous les cas il y aura une perte économique importante entrainée par la dévalorisation des investissements faits sur les sites concernés », explique la coopération. D’autant que le plus souvent, c’est l’ensemble du site (capacité de stockage, de réception, de séchage..) qui a été conçu en fonction de cette capacité à expédier du grain par voie ferrée.

 

Source Coop de France

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Commentaires 1

tournesol

le pire dans cette histoire c'est que dans certains départements du centre de la France donc éloignés de toute voie fluviale ou maritime, les produits agricole vont se voir lourdement taxés au titre de la "ségotaxe" alors que rien ne sera financé pour le maintien de ces voies capillaires. C'est bien le principe de la double peine!!!

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