Maïs doux français : Volatilité et prix contractualisés ne font pas bon ménage

Nicole Ouvrard

Maïs doux français : Volatilité et prix contractualisés ne font pas bon ménage

L'AGPM Maïs doux a mis en place un observatoire économique depuis 1999 afin de mesurer la différence de marge entre le maïs doux et le maïs grain, Cette étude montre que sur les dix dernières campagnes, le différentiel de marges s'élève à 150 euros par hectare à l'avantage du maïs doux, mais avec de très fortes amplitudes ces dernières années : - 800 euros en 2007, + 1 100 euros en 2008 et enfin + 475 euros en 2009. Du jamais vu.
Cette année, le prix de vente ayant été fixé début 2010, à une période où le cours du maïs grain était faible, le différentiel sera sans aucun doute à l'avantage du maïs grain. « On rééquilibrera le prix l'année suivante, rassure Emmanuel Cherreau d'Euralis légumes. L'avantage pour les agriculteurs, c'est aussi de se garantir une sécurité de revenu sur l'exploitation. » C'est l'avis d'Éric Nassiet, agriculteur, qui considère qu'il faut raisonner cette production sur le long terme.
L'AGPM souligne que si le mécanisme de prix, assez similaire d'une entreprise agroalimentaire à l'autre, présente de sérieux atouts, notamment le fait que les agriculteurs connaissent le prix d'achat avant les semis, il a aussi des défauts, par exemple le fait que le prix soit corrélé au prix du maïs grain de l'année N-1, et non l'année N, mais aussi qu'il ne tienne pas compte des coûts de production. Une réflexion est en cours.

Source Réussir Grandes Cultures Novembre 2010

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