Maïs et soja transgéniques dopent les bénéfices de Monsanto

Maïs et soja transgéniques dopent les bénéfices de Monsanto
Monsanto tire 80% de sa croissance des semences transgéniques de maïs et soja

Malgré un hiver rude qui a perturbé l'activité en Amérique du nord, les résultats du géant américain de l'agrochimie Monsanto ont dépassé les attentes au deuxième trimestre grâce aux ventes de maïs et de soja transgéniques.

De décembre à fin février, période qui correspond à son deuxième trimestre, le numéro un mondial des OGM a enregistré un bénéfice net de 1,67 milliard de dollars, en hausse de 12,6% sur un an. Monsanto tire 80% de sa croissance des semences transgéniques de maïs et soja, a souligné le PDG Hugh Grant en présentant ces résultats aux analystes.

Les ventes de maïs ont augmenté de 4% à 3,4 milliards et celles de soja de 21% à 820 millions de dollars. Dans l'ensemble, le chiffre d'affaires des semences transgéniques s'élève à 4,64 milliards de dollars (en hausse de 6,9% sur un an), pour des ventes totales du groupe ressorties à 5,83 milliards de dollars.

Les engrais et désherbants restent tirés par les ventes du  Roundup (glyphosate) : le chiffre d'affaires a progressé de 5,15% à 1,18 milliard de dollars.

Diversification dans la gestion des risques climatiques

A Wall Street, l'action gagnait 0,94% à 114,63 dollars vers 16H00 GMT.  Mais les analystes se veulent prudents  face à une baisse des surfaces réservées à la culture du maïs, dont les prix ont chuté,  au profit du soja. Or le maïs est sa principale source de rentabilité

Monsanto compte sur une demande soutenue en Europe de l'Est, où il a accéléré son développement, et sur l'Amérique latine. Au Brésil, la présence de nombreux insectes dans les champs de soja a boosté la demande d'Intacta, des graines OGM de soja associées à l'insecticide éponyme.

Monsanto doit aussi faire face à la concurrence de Dow Chemical et DuPont, qui investissent agressivement dans l'agrochimie, et à la dévaluation récente de monnaies émergentes. Le groupe mise donc  sur sa diversification et veut se renforcer dans les pays émergents.   Il a également racheté en octobre dernier le bureau d'études « The Climate Corporation », une opération devant lui permettre d’intervenir  dans  la gestion des risques climatiques. Monsanto propose ainsi aux fermiers plus en plus  de services susceptibles d'améliorer la protection des cultures.

  

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Commentaires 4

#onveutpasdejosé

Si seulement les José Bové et compagnie laissait AU MOINS nos semenciers tester les OGM ! Mais non le lobbing de quelques extrémistes se présentant comme écologistes empêche la France d'avancer une fois de plus. Il ferait mieux de prendre des cours de sciences, ce qui leur permettraient de juger en connaisance de cause.

fairytales

Oui les agriculteurs français qui se plaignent de perdre leur liberté sont impatient de devenir esclave de Monsanto , ils le reclament

sur ?

peut etre pas mr geo ..
ce qu'attendent les agriculteurs c'est qu'il ne soit pas autoriser d'importer ce qu'on leur interdit de produire...
cela suffirait à leur prospérité....

geo

Vivement que les agriculteurs français puissent avoir accès à ces produits OGM vendus en coffret comprenant Semences, Roundup (le vrai!) et services météo/podo/agro/climato experts. On aura alors atteint le stade ultime de la soumission des agriculteurs à l'industrie phyto. Et Monsanto vous remerciera. Faire des bénéfices toujours plus hauts en jouant un peu plus chaque jour avec la santé des utilisateurs et avec le sol, élément essentiel de production, c'est quand même formidable! Vous avez raison de continuer car en France les producteurs "compétitifs" n'attendent plus que vous pour être encore plus "compétitifs" (avec la PAC quand même!).

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