Maïs : l’offre mondiale revue à la hausse maintient les niveaux de prix bas (AGPM)

Maïs  : l’offre mondiale revue à la hausse maintient les niveaux de prix bas (AGPM)
Les producteurs argentins terminent leurs semis de maïs.

Le CIC revalorise son estimation de production mondiale à 959 Mt avec notamment une révision de la production chinoise de 7,7 Mt (217,7 Mt) et ukrainienne de 2,9 Mt (30,9 Mt), alors que l’estimation de la production argentine est réduite de 2 Mt (24 Mt).

Alors que l’Est du Brésil souffre d’un manque de précipitations, les conditions météo s’améliorent en Argentine avec des pluies qui favorisent les semis tardifs. Les producteurs argentins terminent leurs semis de maïs. 95,8% des surfaces sont semées (-2,9% par rapport à l’an dernier), soit 3,16 Mha sur les 3,3 Mha estimés par la Bolsa de Cereales. Suite à l’accord du gouvernement, la Banque Centrale Argentine a dévalué le peso argentin de 18% par rapport au dollar.

Les cours du maïs enregistrent une légère évolution à la hausse pour les origines américaines. Cependant, l’importante disponibilité en maïs chez les principaux exportateurs maintient les niveaux de prix au plus bas. La moindre reprise des cours suscite des prises de bénéfices rapides et une rechute mécanique des cours.

Europe : le froid engourdi la logistique ukrainienne

Les importations restent soutenues sur l’UE-28, avec notamment l’entrée de maïs ukrainiens, mais aussi américains (les plus compétitifs à ce jour). La semaine dernière, l’Espagne a ainsi acheté 110.000 t supplémentaires de maïs américain.

Le froid a gagné l’Ukraine et la Russie, pénalisant fortement la logistique routière et ferroviaire. Les opérateurs ukrainiens sont désormais contraints de puiser dans les réserves portuaires pour honorer les contrats. Celles-ci sont estimées autour des 800.000 t, ce qui représenterait, en considérant le rythme d’export actuel, une autonomie de 10 jours. D’après les prévisions météorologiques, les conditions froides devraient perdurer cette semaine, impliquant éventuellement une réduction du rythme des exportations ukrainiennes. L’Ukraine totalise actuellement 11,5 Mt d’export depuis le début de campagne sur les 18 à 20 Mt attendues. Une prime « logistique » est intégrée aux prix pour inciter les producteurs à alimenter le marché.

Le contexte politique en Ukraine a entrainé une dévaluation de la Grivna. Les traders, échangeant en dollars, ont répercuté les variations de parité sur les prix exprimés en Grivna. Cette dévaluation, cumulée à la prime logistique a ainsi entrainé une évolution à la hausse des cours ukrainiens exprimés en Grivna. Une tendance qui pourrait s’accentuer avec la diminution des stocks portuaires.

France : peu d’animation sur le marché français

La demande à l’export est en retrait, avec une activité portuaire modeste. Les prix sur la façade Atlantique et sur le Rhin ont enregistré une baisse de quelques euros. Seule la demande intérieure, générée par les FAB et les amidonniers, permet de contractualiser quelques affaires.

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Source AGPM Letttre économique hedomadaire

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