Maïs OGM : Divisions au sein du HCB sur le MON 810

Christian Gloria

La plante transgénique résistante à la pyrale et à la sésamie devrait rester dans les oubliettes.

Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) a rendu son avis suite à la demande de renouvellement des autorisations de culture, importation et transformations du maïs MON 810. Rappel : ce maïs permet de lutter contre les pyrales et sésamies. La France a invoqué la clause de sauvegarde pour suspendre sa culture sur le territoire. « Le comité scientifique (CS) n'a pas noté d'éléments de risques biologiques que l'on puisse qualifier de majeurs et qui nécessiteraient une nouvelle série de questions ou de mise au point par l'AESA(1) », souligne un communiqué de presse du HCB.

L'utilisation du maïs MON 810 pour lutter contre la pyrale et la sésamie n'intéresserait que 10 % des surfaces de maïs en France selon le CEES du HCB. (C. Gloria)

L'utilisation du maïs MON 810 pour lutter contre la pyrale et la sésamie n'intéresserait que 10 % des surfaces de maïs en France selon le CEES du HCB. (C. Gloria)

Plan de surveillance envisagé

De son côté, le Comité économique, éthique et social (CEES) remarque « les avantages qu'il y aurait à semer préventivement du MON 810 dans les zones soumises à attaque de pyrale ou de sésamie, plutôt que de recourir à un traitement insecticide chimique, soit sur 10 % des surfaces de maïs ». Mais le Conseil liste une série d'inconvénients divers, « tout à fait hypothétiques et souvent inconsistants », juge l'AFBV(2).
Au final, le CS se montre plutôt favorable à la mise en culture du MON 810, sans que cela soit énoncé clairement dans l'avis, à la condition d'un plan de surveillance et du contrôle des plantations. Le CEES est, lui, majoritairement contre.
Le HCB a également apporté son expertise sur l'étude diffusée par le Criigen(3) mettant en cause l'innocuité de trois OGM. « L'étude n'apporte aucun élément susceptible d'imputer aux trois OGM ré-analysés une quelconque toxicité hématologique, hépatique ou rénale. » Pas d'ambiguïté cette fois-ci.

(1) Autorité européenne de sécurité des aliments.
(2) Association française des biotechnologies végétales.
(3) Comité de recherche et d'informations indépendantes sur le génie génétique.

Source Réussir Grandes Cultures Février 2010

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