Maïs : « rien n’est joué du côté du rendement »

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Maïs : « rien n’est joué du côté du  rendement »

Les producteurs de maïs du Sud-Ouest ont enfin pu réaliser les derniers semis la semaine dernière. Les interrogations portent désormais sur le potentiel de la récolte 2013.

A l’heure où les semis sont enfin finis, avec plus de trois semaines de retard, les opérateurs s’interrogent sur le potentiel des cultures, en particulier dans le Sud-Ouest. Compte-tenu des semis tardifs, le potentiel génétique du maïs n’est en effet pas à son maximum car il dépend de la durée de cycle de développement du maïs.

Fin juin, lors d’une conférence de presse, les experts de l’AGPM estimaient toutefois que  « rien n’était joué du côté du rendement qui dépend largement des conditions hydriques de l’été ». Une météorologie favorable, conjuguée à une génétique performante, alors que les réserves d’eau sont abondantes, seraient, selon eux, de nature à corriger en partie ce démarrage problématique. Point positif de la pluviométrie hivernale très abondante : les 600.000 ha de maïs irrigués ne devraient souffrir d’aucune restriction. Pour les maïs pluviaux, tout dépendra de la météo estivale.

Malgré ces conditions d’implantation extrêmement difficiles, la sole maïs 2013, estimée à 3.200.000 ha est en hausse par rapport à l’an passé. Si les surfaces semées en grains sont au même niveau que 2012 (1.450.000 ha), celles de maïs fourrage augmentent de 50.000 ha (à 1.450.000 ha), du fait des faibles réserves dans les élevages. Le maïs semences voit également ses surfaces progresser de plus de 17%  (80.000 ha) et celles du maïs doux devraient atteindre 20.000 ha.

Europe : nouvelle baisse des prix ukrainiens

Ailleurs en Europe, les conditions climatiques restent toujours favorables sur l’ensemble de la zone Mer Noire et sur l’Europe Centrale (Hongrie en particulier) alors que les maïs entrent dans la période de floraison. Le climat des prochains jours sera donc déterminant pour la constitution des rendements des cultures de cette zone, estime l'AGPM.

Restent que les prévisions actuelles mettent les prix sous pression de semaine en semaine. C’est le cas notamment des prix au départ des ports ukrainiens qui reculent en nouvelle campagne. Les maïs ukrainiens cotent désormais 210 $/t sur l’automne.

Une production mondiale en hausse

Au niveau mondial, les dernières prévisions du CIC communiquées la semaine dernière établissent la production mondiale 2013/2014 à 946 Mt, en hausse de 11 % par rapport à la précédente campagne, qui conduirait à une reconstitution des stocks à hauteur de 149 Mt, soit le niveau le plus élevé depuis 13 ans.   « Il est encore trop tôt pour anticiper une nouvelle baisse des prix », analyse l’AGPM dans sa lettre économique.

Sur l’ancienne campagne, la tension est toujours présente et soutient les prix en maïs disponible. L’écart de prix entre les 2 campagnes devient de plus en plus important.

 

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