Maïs : Une campagne difficile

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Maïs : Une campagne difficile

D’après les producteurs de maïs de l’AGPM, la campagne de production 2013/2014 s’annonce sous de « mauvais auspices » pour le maïs grain et "sera source d’importantes difficultés pour les maïsiculteurs".

« Les conditions météorologiques catastrophiques du printemps auront des conséquences très négatives en terme de rendement  avec des pertes estimées au niveau national à  10 % par rapport à la dernière moyenne triennale mais pouvant atteindre jusqu’ à 25 % voire 30 % dans de vastes régions maïsicoles notamment du Sud-Ouest, de Midi-Pyrénées, d’Alsace et de Rhône-Alpes », annoncent les producteurs de maïs de l’AGPM dans un communiqué.

Le 11 septembre dernier, dans son bilan prévisionnel, FranceAgrimer prévoyait de son côté une baisse de rendement de 5,7% en moyenne par rapport à la précédente campagne. Des rendements évalués par l’organisme ministériel à 86,4 q/ha contre 91,6 q l’an passé et 100,1 q en 2011-2012.

Parallèlement, la production mondiale et européenne de maïs au rendez-vous se traduit par une baisse des cours. « Les prix du maïs nouvelle récolte se retrouvent aujourd’hui à un niveau plus bas que le mois dernier (165 €/t en base juillet pour le rendu Bordeaux contre 172 €/t le 18 juillet)» confirment  les experts de Tallage, bureau spécialisé dans le marché des matières premières agricoles. Quant au prix des maïs ancienne récolte,  il a fortement diminué dans la plupart des régions françaises pour se rapprocher des prix nouvelle campagne. « Cela est dû aux bonnes conditions de développement dans l’hémisphère nord et à la confirmation d’une forte augmentation en vue pour la récolte mondiale. » explique Tallage.

En conséquence, l’AGPM estime que les produits bruts risquent « de ne pas couvrir les charges (séchage inclus) ». A l’heure où se discute la répartition des aides PAC au niveau national, l’AGPM insiste donc sur la nécessité de sauvegarder les soutiens directs aux exploitations. « Dans ce contexte, les décisions de politique agricole n’en sont que plus déterminantes pour  l’avenir de nombre d’exploitations maîsicoles spécialisées », insiste-t-elle.

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