Moissons : Des rendements en chute de 10 à 20%

SC

Au vu des premières moissons, la société de conseil « Offre & Demande Agricole » table sur une chute de rendement de la récolte 2011 de 12% pour l'orge d'hiver, 10% pour le colza et entre 10 et 15% pour le blé.

«Les pluies de juin ont permis d'éviter le pire» a estimé Benoit Labouille, directeur d'Offre et Demande Agricole (ODA), à l'occasion d'une conférence de presse. Pour cette société spécialisée dans le conseil en commercialisation des céréales, même si les pluies sont arrivées trop tard, notamment pour les cultures de printemps, elles ont permis de limiter la casse.

Ainsi, au vu du résultat des premières moissons, ODA table sur un rendement orge d'hiver de 57 q/ha contre 65 en 2010, soit une perte d'environ 12%. Un chiffre qui se situe dans les attentes du marché. «La fourchette est large, selon les régions la chute du rendement se situe entre 10 et 20%» explique Benoît Labouille.

En colza, la moisson est bien avancée dans le Poitou-Charentes et dans le Centre. Même si les résultats sont hétérogènes, la baisse ne devrait pas, en moyenne, aller au-delà des 5% soit un rendement évalué à 31q/ha en moyenne.

Rendement blé tendre : -10 à -15%

Pour le blé, il est un peu tôt pour se prononcer puisque seuls 10% à 15% des blés tendres sont récoltés en France, notamment dans le Sud-Ouest et le Berry. Sur ces zones, traditionnellement moins productives, la chute de rendement atteindrait 23% mais au niveau national, ODA table sur une perte de 10 à 15% par rapport à la récolte de blé tendre 2010. La récolte de blé est ainsi estimée à environ 32 Mt, soit une perte de 4 à 5 Mt par rapport à l'an passé.

En ce qui concerne la qualité, «l'état des blés s'améliore» annonce Benoit Labouille. D'après le dernier panel d'observation d'ODA sur l'état des blés, basé sur 600 observateurs dans toute la France, 29% des blés étaient jugés «bon» à «excellent» en début de semaine contre 22% le 8 juin et 49% l'an passé à cette époque. Un chiffre qui pourrait toutefois grimper rapidement cette semaine si le beau temps se maintient. «Nous n'avons pas trop d'inquiétudes en terme de protéines. Le risque est plutôt une dégradation de l'indice de Hagberg ».












 

Publié par SC

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