Mon 810 : les uns se réjouissent, les autres réclament une nouvelle interdiction

Suite à la décision du Conseil d’État d’annuler la clause de sauvegarde portant sur le maïs Mon 810, certains demandent au Gouvernement de mettre en place une nouvelle interdiction, d’autres se félicitent de cette décision.

Dans un communiqué, l’Agpm (Association des producteurs de maïs)  se réjouit de la décision du conseil d’Etat  qui « a motivé sa décision par  l’absence totale de preuve concernant un quelconque risque sur la santé ou l’environnement», précise l’association.

L’Agpm souligne également le  « grave préjudice économique » provoqué par l’interdiction de la culture du Mon 810 en France.  « Au-delà des règles de droit, l’indisponibilité du maïs Bt, tolérant à la pyrale et à la sésamie, a généré des pertes économiques pour les agriculteurs touchés par ces parasites », explique-t-elle.

L’Agpm pour la liberté de cultiver, ou non, des OGM en France

Dans un contexte où les semis de maïs OGM redeviennent possibles, l’Agpm appelle le gouvernement « à la responsabilité pour ne pas reprendre de décision de suspension (…), mais de donner rapidement un cadre concret à la coexistence, en cohérence avec la loi de 2008, prônant le choix de consommer et de produire avec ou sans OGM ».

Pour Initiatives Biotechnologies Végétales (IBV), un regroupement de professionnels qui promeut la culture du maïs OGM, "le gouvernement doit désormais prendre ses responsabilités et garantir aux agriculteurs de manière concrète la liberté de cultiver des OGM en France".

La Confédération prône une nouvelle interdiction

 Au contraire, la Confédération paysanne demande au gouvernement de mettre en place "immédiatement" un nouveau moratoire sur la mise en culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto, « avant les semis de printemps ». "La France doit respecter les formes du droit européen et, avant la publication des arrêtés, demander à la Commission européenne d'interdire elle-même la culture du maïs MON 810", précise le syndicat.

 "Des gènes de maïs génétiquement modifié de Monsanto ont été identifiés dans des miels rendus impropres à la consommation qui, suite à une décision de la Cour de justice européenne, doivent être détruits", rappelle-t-il par ailleurs.

"Le Conseil d'Etat n'interdit pas d'interdire, il dit simplement qu'il faut le faire selon une procédure différente, avec une question mieux posée et une décision au final qui soit mieux motivée", explique l'avocat spécialiste des questions environnementales Arnaud Gossement.



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