Monsanto investit dans le non OGM en France

Monsanto investit dans le non OGM en France

Monsanto confirme qu’il n’a pas l'intention de commercialiser des variétés transgéniques dans les années à venir en France. Il continue toutefois à se développer dans le secteur des semences non OGM : 137 millions d'euros vont être investis dans l'agrandissement de deux usines de production dans le sud-ouest de la France.

Monsanto "a fait le choix de continuer à investir sur la France en production et en outils industriels", a déclaré Catherine Lamboley, présidente de Monsanto SAS, lors d'une conférence de presse.

75 millions d'euros ont été investis cette année pour agrandir l'usine de Monsanto à Trèbes (Aude), où la firme fabrique des semences conventionnelles (non-OGM) de maïs pour toute l'Europe. Ces semences, dites de base, sont ensuite cultivées par des agriculteurs en contrat avec Monsanto pour les multiplier et obtenir une production à grande échelle.

Dans le même temps, 62 millions d'euros sont destinés à construire un deuxième séchoir à semences et une deuxième ligne de production commerciale dans l'usine de Peyrehorade (Landes), où sont conditionnées les semences de maïs et de colza. Les travaux devraient s'achever début 2015.

La moitié de la production de ces sites est exportée vers l'Europe, parfois même au-delà, a précisé Mme Lamboley.

La France : un "jardin de semences" pour Monsanto

Monsanto a abandonné les expérimentations sur les OGM en France depuis 2008, après le Grenelle de l'environnement. "Nous n'avons pas l'intention de commercialiser des OGM dans les années à venir" en France, en raison d'un "fort blocage mis en place par les politiques, qui relayent leur opinion publique", a réaffirmé mardi Yann Fichet ", directeur des affaires institutionnelles

Malgré tout, "nous avons de grandes ambitions concernant l'activité agricole en France et en Europe", souligne-t-il.  Monsanto voit la France comme un "jardin de semences" bénéficiant de conditions de climat et de sols "exceptionnels", propices aux activités de recherche et développement. Autant de raisons pour continuer à y mettre au point et à y fabriquer des semences de maïs et de colza, mais aussi de légumes potagers (concombre, tomate, laitue, melon, haricots, épinards...).

1.300 agriculteurs sous contrat avec Monsanto

En parallèle, le groupe affirme son intérêt pour le développement du biocontrôle, c'est-dire de produits naturels alternatifs aux pesticides.  Des alliances comme celle conclue en décembre avec le Danois Novozymes, numéro un mondial des enzymes alimentaires et industrielles, "ne sont pas à exclure à en France", reconnaît M. Fichet.

La France représente le 1er marché pour Monsanto sur la zone Europe-Moyen Orient-Asie. Le groupe américain, dont le siège français est situé à Saint-Priest (Rhône), emploie 518 personnes en France sur 11 sites. 1.300 agriculteurs sont sous contrat pour la multiplication des semences et un millier d'autres testent les nouvelles variétés de plantes.

 

  

  

  

 

Source avec AFP

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