Pénibilité : « Sur le plan administratif, c'est intenable », estime Xavier Beulin

S C avec AFP

Pénibilité : « Sur le plan administratif, c'est intenable », estime Xavier Beulin
Les vibrations des engins agricoles seront-elles considérées comme un facteur de pénibilité ?

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a "salué" mercredi l'initiative du Premier ministre, Manuel Valls, de reporter partiellement le compte pénibilité, mais a réclamé l'aménagement de dispositifs qu'il juge "complexes" pour les employeurs.

Le compte de pénibilité est un « droit nouveau », « difficile à mettre en œuvre », a reconnu mercredi le Premier ministre Manuel Valls sur BFMTV/RMC, confirmant le report à 2016 d'une partie du dispositif créé par la réforme des retraites.

« Quatre facteurs de pénibilité seront pris en compte » en 2015 : « le travail de nuit, le travail répétitif, en équipe alternative, et le travail sous pression hyperbare », a-t-il détaillé. « En 2016, nous mettrons, progressivement là aussi, en œuvre les autres facteurs. C'est une montée en charge progressive, intelligente et pragmatique », a ajouté Manuel Valls.

"Ça bouge", s'est félicité Xavier Beulin, président de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA). "Les propos du Premier ministre vont dans le bon sens mais nous demandons à ses services et à ceux de M. Rebsamen (Ministre du Travail, NDLR) de poursuivre le travail avec les syndicats pour voir quelles propositions peuvent être remaniées".

Un "frein à l'emploi"

« Sur le plan administratif, c'est intenable. Il y a des dispositions à revoir sur le fond mais aussi sur la forme » estime Xavier Beulin. Il cite ainsi, « pour les petites entreprises agricoles qui ont un, deux, trois salariés, l'obligation faite aux employeurs de reporter chaque soir sur une fiche les tâches effectuées dans la journée et d'en apprécier la pénibilité ». « C'est un frein à l'emploi », affirme-t-il.

Il s'inquiète aussi de la qualification de la pénibilité, comme les « vibrations mécaniques » : « La FNSEA reçoit des appels d'agriculteurs qui demandent si le travail sur tracteur ou sur moissonneuse est concerné. Car malgré les progrès, oui, ça vibre toujours ».

 "D'un côté sur la simplification on mesure les points concrets du travail engagé, de l'autre malheureusement, pour une mesure de simplification on rajoute une nouvelle réglementation dans la semaine qui suit. Notre pays s'immobilise", estime-t-il.

 

Sur le même sujet

Commentaires 4

eleveur

la penibilité? Je rigole!
Je suis eleveur laitier, d'astreinte 365 jours par ans, de jour et parfois de nuit.

Mr le MINISTRE, aurai-je droit a une RETRAITE DIGNE DE CE NOM?ET PAS SOUS LE SEUIL DE PAUVRETé?

Cultilandes

Même dans une voiture à peu près comfortable, il y a des vibrations, des secousses, sur nos routes de campagne, en aglomération avec les ralentisseurs, plaques d'égoût, tranchées...

marcel

a sa ces sur bien dit sebastien ya na marre

Sébastien

Quand est-ce que l'Etat va arrêter d'attaquer et de persécuter les gens qui travaillent et à enfin s'attaquer aux profiteurs de la société qui vivent sur nos cotisations et impôts?

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier