Prévisions : augmentation globale des revenus de la branche agricole en 2015

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Prévisions : augmentation globale des revenus de la branche agricole en 2015
En valeur, c’est la production laitière qui connaitrait la chute la plus importante avec une baisse évaluée à -11% (hors subventions)

Les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2015 viennent de tomber. Si la production globale de la branche agricole en volume se replie par rapport à l’an passé, la hausse globale de prix se traduirait par une légère hausse en valeur de production globale de 0,4%. Le revenu global de la branche augmenterait de 8,8% par rapport à 2014, soit +10% par actif agricole, du fait de la baisse, du prix des intrants et de l'emploi.

(1) La valeur ajoutée brute est égale à la production au prix de base diminuée des consommations intermédiaires. La valeur ajoutée nette est égale à la valeur ajoutée brute diminuée de la consommation de capital fixe.

(2) "Revenu des facteurs de la branche agricole net" (RFBA) est égal à la valeur ajoutée nette de la consommation de capital fixe + subventions d'exploitation - autres impôts sur la production (dont impôts fonciers). Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d'unités de travail annuel total (ou équivalents temps plein) : on obtient ainsi l'évolution du revenu des facteurs de la branche agricole net par actif (RFBA/UTA). Cet indicateur est aussi présenté en termes réels.

(3) Le "revenu net de la branche agricole" (RNBA) est égal à : revenu des facteurs de la branche agricole net - salaires - cotisations sociales sur les salaires - intérêts - charges locatives nettes. Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d'unités de travail annuel des non-salariés (ou équivalents temps plein) : on obtient l'évolution du revenu net de la branche agricole par actif non salarié (RNBA/UTANS). Cet indicateur est aussi présenté en termes réels.

Le compte prévisionnel de la branche agriculture anticipe une hausse de la valeur ajoutée brute (1) de 4,7% en 2015 et une augmentation du revenu des facteurs de la branche par actif (2) de 8,8% « conséquence du repli des consommations intermédiaires et d’une quasi stabilité de la production en valeur » explique la Commission. La croissance du revenu des facteurs de la branche agricole par actif serait quant à elle de 10 % en raison de la baisse tendancielle de l’emploi agricole (-2,2%). Soit un revenu net de la branche agricole (3) par actif non salarié de +17,6%.

Une hausse qui, comme chaque année, couvre de larges disparités. Mais la Commission se refuse à donner des estimations par secteur d’activité. En effet, ces chiffres prévisionnels, calculés à partir des données comptables 2013 du Réseau d’information comptable agricole (Rica), se sont avérées trop éloignés de la réalité depuis quelques années, avec des écarts parfois de 10 à 15%. « Avec la volatilité, il est aujourd’hui trop compliqué de donner un chiffre prévisionnel par OTEX (une année à l'avance. Ndlr)» explique André Baudelet, statisticien au crédit Agricole et membre de la Commission.

 

Chute de la valeur des productions animales

Toutefois, si l’on examine les prévisions de valeurs de la production des différentes familles (hors subvention), on constate que ce sont les produits animaux qui souffrent le plus en 2015. En effet si les prix (hors subventions) se redressent de 1,9%, ils diminueraient nettement pour les veaux, les porcins, les volailles et surtout le lait.

En valeur, c’est la production laitière qui connaitrait la chute la plus importante avec une baisse évaluée à -11%, effaçant son rebond de 2014. La valeur de la production porcine poursuit de son côté sa chute (-6,1%). Celle des betteraves industrielles enregistre également  une quatrième baisse consécutive (-10,4%), imputable cette année à une moindre récolte.

La valeur de l’ensemble de la production de vin est en baisse sensible (-0,5%) mais reste supérieure à la moyenne des 5 dernières années. C’est la baisse de la récolte de champagne (-7%) qui explique ce retrait.

Hausse des subventions, baisse du prix des intrants

A contrario, la valeur de la production de céréales s’oriente à la hausse (+3%) du fait essentiellement d’un effet prix sur le maïs (+15%) et volume pour le blé (+9%). La culture de pomme de terre retrouve également des couleurs. La baisse de la récolte (-17%)  ayant été largement compensée par une hausse des prix (100%) qui amène à une augmentation de 66% de la valeur de la production par rapport à une année 2014 désastreuse pour le secteur. La valeur de la production de fruits rebondit également (+6,8%) après son net recul de l’an passé.

Evolution prix de base

Évolutions de la production et des consommations intermédiaires en prix.

Sur les dix premiers mois de 2015, les prix des intrants achetés par les exploitants agricoles ont baissé par rapport à 2014, sous l’effet de la baisse des prix l’énergie (-15%)  et des prix des aliments pour animaux (- 5 %), en lien avec le recul des cours des céréales. Hors aliments intraconsommés, le prix des consommations intermédiaires serait en baisse de 2,1 %, tiré par la chute du prix des produits énergétiques.

Depuis 2010, les subventions d’exploitation sont les principales aides directes à l’agriculture (plus de 80 % en 2015). Elles augmentent de 8,7% en 2015.  Celles sur les produits sont également en hausse de 11,6%.

revenu net de la branche agricole par actif

 

 

 

 

Pour plus de détails, lire la publication INSEE Première

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Commentaires 23

CLOCHE215

augmentation de chiffre d'affaire ,oui mais revenu du travail inexistant !!!

trui72

Pourquoi compliquer les choses, alors q'elles sont si simples : Recettes-dépenses= résultat. Merci messieurs les Enarques.
Ah oui, Montesquieu avait bien raison d'aimer les Paysans; ils ne les jugeait pas assez instruits pour raisonner de travers.

lolo 02

Ils ont raison,meme mieux ,ils sont tres forts: zero×15%=00
J ai pris 15%, car j aime bien 15,mais ils aiment peut etre un autre chiffre.
Ils nous prennent vraiment pour des conS.

AGILE364

mon comptable et mon banquier sont des ânes et moi je n ais rien compris, mais me voila rassuré ,ça va être la fête ...champagne; vive 2015 bien meilleur que 2016 et son lait premier semestre a moins de 300€ ça sent le rsa et son cortege d assistana......

Sylvain

Ben moi j'ai tous mes veaux en stabu et je peux rien vendre en attente de vaccination.
Je suppose que les parisiens les ont comptés vendus ?

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