Prix à la production : chute pour les céréales et le lait, hausse pour les fruits et légumes

Prix à la production : chute pour les céréales et le lait, hausse pour les fruits et légumes
Les prix des oléagineux continuent de s’accroître (DR)

En mai 2015, les prix agricoles diminuent de 1,7 % par rapport à avril et de 6,1 % sur un an. La chute est particulièrement forte pour les céréales et le lait tandis que les prix des oléagineux et ceux des fruits et légumes sont à la hausse.

prix céréales

Les prix des céréales chutent en mai (-7,8 %), soit une baisse de 13% sur un an (-17% pour le blé). Les bonnes conditions climatiques dans l’hémisphère Nord laissent entrevoir une récolte abondante. De plus, la Russie supprime ce mois-ci les taxes à l’exportation sur son blé, qui devient plus compétitif sur le marché mondial.

A contraire, ceux des oléagineux continuent de s’accroître (+0,5 %) ; ils ont augmenté de plus de 20% depuis septembre 2014. La demande de trituration est soutenue, tandis que la production devrait diminuer cette année, du fait du recul généralisé des surfaces plantées pour le colza et de la baisse des rendements attendue pour le tournesol dans les régions de la mer Noire

Le prix des vins d’appellation recule

Les prix des vins fléchissent sur un an (-2,4 %). La dernière récolte a été bonne, sauf dans le Languedoc-Roussillon. Le prix des vins IGP (indication géographique protégée) et sans IG, massivement produits dans cette région, croît fortement (+14,8 % sur un an). Au contraire, le prix des vins d’appellation recule nettement (- 7,9 % sur un an).

Le prix de la pomme de terre chute par rapport à l’année précédente (-14,0 % sur un an) : les récoltes en Europe du Nord-Ouest, encore commercialisées, avaient été particulièrement abondantes en 2014.

Ceux des fruits frais augmentent sur un an (+4,8 %). La fraise notamment se renchérit. Côté offre, les importations baissent et les récoltes françaises sont tardives ; côté demande, le temps clément favorise la consommation. La cerise est également plus chère : les conditions climatiques ont été défavorables en Roussillon, la région la plus précoce.

légumes

Les prix des légumes frais croissent aussi (+8,4 % en glissement annuel). L’offre d’endives est réduite sur les étals français, en raison d’un fort repli des surfaces de culture. La tomate est moins abondante en raison de la faiblesse des importations marocaines et espagnoles, alors que le temps ensoleillé favorise la demande.

Le prix du lait de vache chute de12% sur un an

procins bovins

En données corrigées des variations saisonnières, les prix des animaux sont quasi stables en mai (-0,2 %) mais décroissent sensiblement sur un an (-6,7 %). Les prix des veaux et des gros bovins se replient sur cette période en raison du recul de la consommation.

Le prix du lait de vache chute (-12,7 % sur un an) sous l’effet d’une demande mondiale moins vigoureuse et de l’embargo russe. En revanche, la fin des quotas laitiers ne s’est pas encore traduite par une hausse de la production en Europe.

Le prix de l’énergie remonte

moyens de prod

En mai, les prix des consommations intermédiaires sont quasi stables (+0,1 %). Celui de l’énergie remonte depuis janvier (+13 %), après avoir chuté durant six mois (d’environ 20 %). Le prix des aliments pour animaux baisse sensiblement sur un an (-6,3 %). Les prix des biens des investissements sont également quasi stables (+0,1 %) en mai.

 

Source INSEE

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