Qualité : les coopératives trient leur blé

Qualité : les coopératives trient leur blé

Travail en trois-huit, équipes quadruplées, tubes à essai commandés par dizaines : pour trier les blés de l'été, abîmés par les intempéries, le laboratoire de la coopérative Axéréal à Blois a adopté un dispositif exceptionnel.

"Tout le mois d'août, on a travaillé du dimanche soir 22h, au samedi soir 22h", résume Evelyne Rheny, directrice du pôle agricole des laboratoires Galys, filiale d'Axéréal, l'une des plus grosses coopératives françaises. "Courant juillet, on s'est aperçu qu'il faudrait une gestion de crise, avec une demande très importante des clients. C'est une année exceptionnelle", renchérit David Hubert, directeur des laboratoires.

La pluie et le froid de l'été ont en effet fait germer sur pied une partie de la moisson française. Conséquence : certains blés ne pourront pas être utilisés en boulangerie, car leur teneur en amidon est trop faible.  Mais impossible de trier les grains à l'oeil nu. Le seul test fiable est celui dit du "temps de chute de Hagberg", qui mesure la qualité boulangère du blé.

1.500 échantillons au lieu de 500

Cette année, les demandes d'analyses ont explosé à Blois :  15.000 échantillons sont passés entre les mains des laborantins en août, contre seulement 500 l'an dernier. Car l'enjeu financier est de taille: Entre un blé meunier et un blé fourrager, « on peut avoir des différences de rémunération de 25 à 40 euros la tonne. Cela représente des dizaines ou des centaines de millions d'euros pour la ferme France", souligne Jean-François Loiseau, président d'Axéréal.

En ce début septembre, le rythme se calme un peu. "On est moins dans l'urgence comme en août, où il fallait avoir des résultats très rapides pour orienter le blé dans les silos", explique David Hubert.

L'activité devrait toutefois rester très importante jusqu'au printemps prochain. 500 échantillons devraient encore être analysés cette semaine, soit le volume d'une seule année "normale".

 

 

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier