Réduction des pesticides: Le Foll pense "qu'on peut aller vite"

Réduction des pesticides: Le Foll pense "qu'on peut aller vite"

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll est convaincu que le monde agricole peut rapidement diminuer l'usage des pesticides mais prévient que pour cela il faut changer les modèles de production.

"Je pense qu'on peut aller vite" mais "pour réussir une baisse des phytosanitaires, il faut se poser les bonnes question en terme de modèles de production" et que "tous les jalons" de ces modèles soient en place, a-t-il déclaré mardi, en marge de ses voeux à la presse et aux parlementaires. Pour lui, les bonnes pratiques à promouvoir sont: "plus de diversification" des cultures, plus "de couverture des sols", des "outils d'aide à la décision", des "équipements nouveaux qui permettent d'économiser beaucoup de phyto" et des alternatives naturelles aux pesticides, le "biocontrôle". "Si on ne pense pas tout à hauteur du système qu'on veut, c'est vrai qu'on va échouer", a reconnu Stéphane Le Foll.  

En revanche, le ministre a de nouveau pris ses distances avec un objectif chiffré. "Les -50% en 2018 (prévu par le plan Ecophyto initial), je ne vois pas comment on fait alors qu'entre 2012 et 2013 on a eu une augmentation de 9%" de l'usage des produits chimiques dans les champs, a-t-il relevé. Stéphane Le Foll doit présenter vendredi les contours d'un nouveau plan de réduction des pesticides en France, après l'échec de celui mis en place par la précédente majorité. Un rapport piloté par le député PS de Meurthe-et-Moselle Dominique Potier, remis le 23 décembre au Premier ministre Manuel Valls concluait à l'échec du plan Ecophyto qui visait, dans le cadre du Grenelle de l'Environnement en 2008, à diminuer de moitié "si possible" l'usage des pesticides en zone agricole et urbaine, comme dans les jardins. Le bilan 2013 publié simultanément par le ministère de l'Agriculture montrait d'ailleurs un usage en hausse de plus de 9% pour l'année, en raison de conditions climatiques difficiles il est vrai, et de 5% en moyenne entre 2009 et 2013.

Source AFP

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Commentaires 17

cadfael 007

ses très bien mais 50pour cent ses du n importe quoi déjà producteur de poireaux ont perd des marches a cause du trips je pense qu a la vitesse ou ont va d ici peu ils vaudras importer de la nourriture parce que le bio ses bien mais sa nourrira pas tout le monde

skippy

M. Le Foll nous demande d'allonger les rotations, nickel, c'est bien, agronomiquement ça tient la route pour mettre moins de phytos (en plus ya pas besoin d'un pulvé à 100 000 pour ça).
Mais le soja américain arrive à pas cher, on va signer le traité transatlantique et du coup les filières, elles seront où? C'est bien de produire de la féverole, du lupin, soja français... mais on vend à qui et a quel prix.
Nos dirigeants (politiques et de coops) ne savent vendre que blé, colza et orge, peut être faut-il créer la filière avant de produire. Si on avait construit les voitures avant les routes, on aurait jamais vendu de voitures...

Sébastien

Il est vrai qu'il n'y a que le monde agricole qui pollue, c'est vrai qu'un pulvé dans un champ cela se remarque alors que un particulier qui n'a pas passé son certiphyto balance de l'anti-limaces dans ses massifs de fleurs où son jardin à la dose de 5 kg/ha???? ou qui désherbe sa cour au roundup à la dose de 3l/ha????,sachant que plus de 75%¨des gens ne savent plus faire les conversions (mètres carrés, ml, cl, dl ...) qu'ils ont appris à l'école primaire alors que tous les agriculteurs savent le faire. Ne parlons pas non plus de la SNCF qui est le plus gros consommateur de roundup. Alors que le monde agricole fait tous les efforts possibles pour réduire les doses, et j'inclue dans le monde agricole ceux qui passent en bio bien sür. Il est vrai aussi que les jardins de l'Elysé, les résidences secondaires de tous nos élus sont désherbées à la binette... Mr le Foll, il vous reste encore beaucoup de pain sur la planche, et comme mes collègues le disent dans leurs commentaires, enfilez vos bottes et venez nous rencontrer, nous ne sommes pas contre.

AIGLE201

Pour éliminer les problèmes liés à l'amiante on a interdit l'amiante; de même pour les farines animales et la vache folle; de même pour le sang contaminé. Alors c'est pas en employant des matériels super sophistiqués, des GPS , etc... qu'on diminuera les pesticides; un jour ou l'autre il faudra bien prendre les moyens d' y arriver. ( quand même quand on regarde la surface de la France sur une carte mondiale et qu'on est les 3èmes consommateurs de pesticides; waouh on doit pouvoir regarder ailleurs avant de dire qu'on ne peut pas faire avant 10 ou 20 ans).

mouqui

evidemment la chevre aujourd'hui les paysans s'exposent a des pesticides tres dangereux , effectivement nous avons heriter de sol pourvu en humus et pour l'instant on epuise doucement le capital , tu as raison et meme la perte d'humus , de mychorize ...a laisser de la place a des champignons plus nefastes
mais heureusement nous ne sommes pas du tout en situation de sol mort, en situation de + d'engrais chimique ... ce n'est pas la situation
je pense que les gouvernement et d'autres commentateurs gagneraient a expliquer clairement les choses et d'appliquer des mesures de bon sens, c a dire: dire au consommateur: se passer de pesticides , - de rendement ca a un cout , l'agriculteur doit bien vivre de son metier , donc repercution sur les cout de l'alimentation ( nous ne pouvons etre payé au cours mondial pour des produits aux charges made in france) , ensuite pour etre coherent avec notre politique environnementale (limiter la pollution) , nous n'importerons que les produits que nous ne sommes pas capable de produire, et pour les autres les quantités dont nous manquerons, nous n'importerons plus de soja ogm , une fois que les politiques auront dit et appliquer ca , je pense qu'il sera plus facile pour les paysans de faire des efforts

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