Semis de blés : Dans le bocage, une partie bien engagée

Des pluies en septembre, suivies début octobre de températures clémentes : dans le bocage vendéen ces conditions sont idéales pour semer les blés. Reportage au Poiré-sur-Vie.

« Cette année, nous sommes gâtés par la météo. On a eu 100 mm en septembre et du soleil avec des températures douces début octobre. La terre est fraîche et fine. Après les semis, nous avons juste passé un rouleau pour garder de la fraîcheur ». En trois jours, Robert Guillet a pu emblaver 30 hectares de blés dans des parcelles récoltées en maïs ensilage en septembre. Il lui reste 10 hectares à semer dans la foulée sur des parcelles réservées à du maïs récolté en grain. Il a choisi des variétés tardives «Hysun » et Blasius, pour ses semis de la mi-octobre, et Mercato en semences fermières pour ceux programmés derrière du mais grain.

Tout sans labour

Producteur de lait avec un troupeau de 75 prim'holstein e en Earl avec sa femme Nelly et son fils Pierrick, Robert Guillet réalise tous ses semis de blés en techniques simplifiées. Ces semis réalisés après un passage de vibroculteur doivent être menés avec doigté. «J'ai labouré ma dernière parcelle en 2004. Les semis simplifiés donnent de bons résultats avec rendements autour de 60 à 70 quintaux pour des semis réalisés derrière mais ensilage,début octobre mais derrière les mais grain, l'an dernier je n'ai obtenu que 40 quintaux La graine était mal enterrée, puis l'eau et le gel ont compromis sa croissance » confie l'éleveur.
Cette année, il réserve le semoir de la Cuma «La Servante » aux premiers emblavements. L'outil est réglé pour un semis d'une profondeur de 2 centimètres et une densité 120 grains/m2 pour les tous premiers semis et de 280 grains/m2 pour les derniers emblavements. Pour les semis derrière maïs grain, Robert Guillet a choisi d'utiliser un semoir à engrais qu'il réserve aussi aux semis de couverts végétaux. «Je passerai un déchaumeur à disque avant et après le semis, puis les rouleaux s'il ne pleut pas. Aujourd'hui, c'est la moins mauvaise solution » reconnaît-il

Les limites du couvert

Si les conditions météos sont du pain béni pour ses semis, elles ont favorisé la montée en graine du pâturin sur les parcelles récoltées en maïs ensilage. «Le vibroculteur ne détruit pas complètement la plante, elle reste dans les mottes. On n'a peu de marges de manoeuvre. Semer un couvert végétal pour un mois, cela reste trop contraignant. J'ai dû traiter 15 ha avec du glyphosate. »
Les semis tous justes bouclés fin octobre, il a déjà réalisé un contrat avec la Cavac et vendu à terme 1000 qx au cours de 165 euros. «La formule reste très attractive. En mars dernier, j'ai vendu du blé en contrat à 117 euros/tonne, alors qu'il était à 80 € sur le marché. »

Source vendee agricole

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