Sucre : Cristal Union refuse une proposition de fusion avec Tereos

Sucre : Cristal Union refuse  une proposition de fusion avec Tereos
Tereos et Cristal Union représentent 80% de la production de sucre en France.

Le 2e fabricant français de sucre Cristal Union (Daddy) a refusé une offre de fusion avec le 1er sucrier, Tereos (Beghin-Say), s'estimant assez solide pour faire face seul à la fin des quotas sucriers en 2017.

"Nous avons déjà atteint le maximum de nos parts de marché en France. La concurrence n'acceptera pas qu'on soit plus gros", a expliqué Alain Commissaire, directeur général de Cristal Union. "Tereos est venu chercher du secours plusieurs fois" mais c'est "presque un peu offensant car nous nous sommes déjà préparés à la fin des quotas avec notre réseau en Europe", a-t-il ajouté.

Le conseil de surveillance de Tereos a adressé début février une lettre au conseil d'administration de Cristal Union, arguant que le rapprochement des deux groupes constituait "la meilleure garantie pour l'avenir", afin de faire face à la plus grande volatilité des prix que devrait provoquer la fin des quotas. "L'intérêt économique de ce rapprochement est certain", précisait Tereos, car "dans notre activité où les frais fixes représentent une part importante des coûts de production, l'effet d'échelle est décisif".

D'après Tereos, la fusion pourrait rapporter aux agriculteurs adhérents "trois euros par tonne de betteraves, soit près de 300 euros par hectare".

« L'invitation au dialogue reste ouverte"

L'éventuel nouveau groupe pourrait faire "quasi jeu égal avec l'allemand Sudzücker", 1er sucrier européen, a précisé un porte-parole de Tereos.  Mais Cristal Union compte "poursuivre son développement en toute indépendance dans l'intérêt de ses 9.000 coopérateurs", a rétorqué le conseil d'administration. "L'invitation au dialogue reste ouverte", maintient le porte-parole de Tereos.

Cristal Union a par ailleurs annoncé jeudi un partenariat stratégique avec le sucrier américain ASR (American Sugar Refining), en prenant une participation dans la raffinerie italienne de Brindisi (sud-est). ASR contrôle cette raffinerie, présentée comme "l'une des plus performantes et des plus efficientes" en Europe, avec le groupe local Sfir.

"Grâce à une position plus compétitive en Europe, cette alliance avec ASR donnera l'opportunité de développer de nouveaux marchés en et hors Europe, avec une offre globale", estime M. Commissaire, cité dans le communiqué.

 

Source AFP

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