Sucre : les bénéfices de Cristal Union en baisse

Sucre : les bénéfices de Cristal Union en baisse

La chute des cours mondiaux du sucre a fortement pesé sur les bénéfices de Cristal Union, le 2e producteur français, qui ont chuté de 45% sur l'exercice 2013/2014 par rapport à l'année précédente.

Le résultat net s'établit à 119 millions d'euros en raison de "plusieurs facteurs défavorables", en particulier la chute des cours mondiaux du sucre, qui devrait encore peser sur les bénéfices pendant deux ans, a annoncé le groupe coopératif, propriétaire de la marque Daddy.

Au niveau mondial comme européen, "les stocks sont pléthoriques, donc les cours sont déprimés", a expliqué Jean-François Javoy, secrétaire général en charge des finances, lors d'une conférence de presse. Les prix mondiaux du sucre ont baissé d'environ 20% pour le sucre raffiné et de 15% pour le sucre brut sur cette période, selon lui.

Dans l’UE, le prix du sucre, encore encadré par le système des quotas jusqu'en 2017, a reculé de près de 25%. Des pluies importantes au moment de la récolte des betteraves ont aussi fait grimper les coûts de transport et de fabrication.

Une demande croissante des pays émergents

La baisse des cours a pesé sur le chiffre d'affaires, qui recule de 7% à 1,8 milliard d'euros. Ce recul des ventes est aussi lié à la baisse de 3% du volume de betteraves récolté. Au total, Cristal Union a produit 1,4 million de tonnes de sucre et 600.000 tonnes d'alcool de sucre pour la production d'éthanol.

Malgré tout, "les perspectives restent haussières à moyen terme", estime M. Javoy. Cristal Union, qui parie sur une demande croissante des pays émergents et compte accroître ses exportations à la faveur de la levée des restrictions d'exportations (qui allaient de pair avec le système de quotas européens sur le sucre). Ces quotas disparaîtront le 1er octobre 2017.

Le groupe compte alors augmenter de 20% sa production de betteraves grâce à une augmentation des surfaces, et devenir le 3e sucrier européen (contre le 5e actuellement).

Cristal Union possède dix sucreries en France et dix usines fabriquant du bioéthanol à partir de betteraves, céréales et résidus viniques.

 

Source avec AFP

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