Toulouse : un agriculteur a détruit son maïs transgénique "la mort dans l'âme"

Toulouse : un agriculteur a détruit son maïs transgénique "la mort dans l'âme"

Un agriculteur de Haute-Garonne a entrepris vendredi après-midi de détruire 11 hectares de maïs transgénique qu'il avait lui-même semé avant son interdiction en France.

"J'ai décidé d'obtempérer la mort dans l'âme et de détruire moi-même (mon maïs transgénique) car on a mal vécu tout cela", a annoncé cet agriculteur, Jacques Bauville, évoquant aussi bien les intrusions des militants anti-OGM que l'interdiction officielle.

Pour se plier à la loi, il dit avoir effectué mercredi un traitement par désherbant, en présence des gendarmes. Puis il a entrepris, vendredi après-midi, de retourner le sol avec le concours d'une trentaine de collègues de la FDSEA et d'une demi-douzaine de tracteurs. Il devait ensuite semer du maïs conventionnel. L'agriculteur a jugé "scandaleuse" l'injonction de destruction de cultures OGM faite par le gouvernement et a annoncé qu'il poursuivrait "le combat juridique".

Cette opération a été d'autant plus médiatisée qu'étaient présents le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, et le président de l'association des producteurs de maïs de la FNSEA (AGPM), Christophe Terrain, venus exiger "le respect des moyens de production des agriculteurs".

Cette parcelle avait été visée dès le 2 mai par une centaine d'opposants à la culture d'OGM, militants de Greenpeace et Faucheurs volontaires, emmenés par le député européen José Bové (EELV). Ils avaient détruit des plants sur 0,6 ha, selon les estimations de l'agriculteur. Jeudi, c'est l’État qui a fait détruire trois champs de maïs génétiquement modifié dans le Midi, en vertu de l'interdiction de ce type de culture en France, confirmée mercredi par le Conseil constitutionnel.  

L'agriculteur a fait valoir que son maïs transgénique avait été semé légalement, avant la dernière interdiction.  Il a vanté le maïs transgénique qui évite, selon lui, "d'utiliser trois insecticides car il produit une protéine qui empêche la pyrale et la sésamie - des chenilles spécifiques - de détruire le maïs".

 

Source AFP

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Commentaires 13

fairytales

une fois de plus non , la responsabilité individuelle comme le dit @audrey , on s'en defausse de plus en plus il y a une regle qui est ce qu'elle est , soutenu par son syndicat ce monsieur a tenter le coup de force , ce serait un barrage de police qu'il aurait forcer on aurait dit quoi ...

scarlus

le seul fautif est le politique qui accepte d'importer ce qu'il refuse que l'on produise ...
simplement parce que le cosommateur lambda l'ignore et ce n'est pas politiquement correcte ...!!!!!!
MAIS ???? dans quel monde vit on ??? ....

43p

surtout qui fait le plus de profit? L'agriculteur est toujours le fautif;les conseillers de tout poil , les vendeurs ,etc se frottent les mains ,leur paye tombe et ils ont les mains propres,comme les industries pétrolières avec l'équarissage pour la "vache folle"

stef

Pour moi y'a pas photo, celui qui sème est bien le fautif. Pour qui voulez vous nous faire passer? Un paysan est tout de même sensé être doté d'un cerveau comme tous ses congénères. Pourquoi n'aurait-il pas la faculté de choisir ce qu'il achète ou n'achète pas d'ailleurs? La vie n'est-elle pas une succession de choix que nous faisons tous? Après il s'agit de les assumer et c'est là, semble-t il, que le bas blesse chez ce brave Mr Bauville. Mais qu'il ne sinquiète pas, son puissant syndicat est bel et bien là pour le réconforter...

@scarlus

l'etat choisit de dissocier les deux depuis des decennies , pour des raisons d'echnages mondiaux et de contrepartie autre qu'agricole, il est quoiqu'il arrive tres differents de cultiver (avec le risque de diffusion de pollen qui mettrai à mal les filieres non ogm qui commencent a trouver un vrai marché ) et en consommer

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