Travail du sol : Le non-labour s'amplifie

Nicole Ouvrard

En 2006, un tiers des cultures annuelles ont été implantées sans retournement du sol alors que le non-labour concernait seulement 21 % des surfaces en 2001. Le service statistique du ministère de l'Agriculture (Scees) vient de publier les résultats d'une enquête qui confirme l'intérêt des agriculteurs pour la simplification du travail du sol. Si ne jamais labourer reste l'exception, la pratique du non-labour sur une part plus ou moins importante des parcelles se développe car elle répond à de multiples motivations : gain de temps, économie d'énergie, protection des sols.

Semis direct de céréales sur chaumes. (J.-J. Biteau)

Semis direct de céréales sur chaumes. (J.-J. Biteau)

Sur les cultures d'hiver

L'enquête confirme plusieurs faits marquants. Le non-labour concerne surtout les cultures d'hiver et tout particulièrement le blé tendre dont seulement une moitié des semis est réalisée derrière la charrue. La pratique est nettement plus répandue dans les grandes exploitations : toutes cultures confondues, 58 % des surfaces ne sont pas retournées dans les exploitations de plus de 400 hectares où les trois quarts du blé sont semés sans labour. Enfin les réticences persistent dans plusieurs régions, l'Alsace, la Bretagne, la Normandie et Rhône-Alpes. Les régions en pointe sont le Sud-Ouest et Champagne-Ardenne.

Source Réussir Céréales Grandes Cultures Mars 2008

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