Travail du sol : Le non-labour s'étend

SC

Le non-labour a de plus en plus de succès et concerne un tiers des surfaces semées en 2006. Cette technique progresse sur toutes les cultures, hormis le blé dur.

La mythique charrue va-t-elle à terme disparaître de nos campagnes ? Scénario difficile à imaginer et pourtant… Un tiers des cultures annuelles est, en 2006, implanté sans retournement préalable du sol, nous dévoile le service statistique du ministère de l'Agriculture. En 2001, le non-labour concernait seulement 21 % des surfaces. Cette pratique répond à des motivations multiples : gain de temps, économie d'énergie et protection des sols.

Son essor touche en premier lieu le blé tendre dont une petite moitié des semis est désormais effectuée sans retournement ( 25 % en 2001) mais aussi le colza qui s'est massivement converti au non labour. Toutes cultures confondues, 58 % des surfaces ne sont plus labourées dans les exploitations de plus de 400 ha en 2006. Cette proportion passe à 74 % pour le blé tendre. L'intérêt du non labour augmente avec les cultures d'hiver comme les blés ou le colza, implantées quand les chantiers de récolte ne sont pas forcément tous terminés.

Plus de mauvaises herbes

Faute d'un enfouissement profond des graines d'adventices, le non-labour entraîne toutefois une augmentation des mauvaises herbes, qui germent plus facilement. Les agriculteurs y remédient par un recours plus fréquent aux herbicides. On dénombre, en moyenne et toutes cultures confondues, 0,3 passage supplémentaire avec un herbicide par rapport aux agriculteurs labourant les sols.

Les parcelles sans aucun labour sur les cinq dernières campagnes ont également un rendement un peu inférieur à celles qui sont retournées chaque année. L'écart est de 4 % pour le blé tendre, il atteint 9 % pour l'orge. Mais l'absence de labour n'influe pas sur le rendement de la betterave.

 

Pièces jointes

Source Agreste Primeur

Publié par SC

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