Une coopérative lance le premier blé éthique

Une coopérative lance le premier blé éthique

Local, à prix garanti et cultivé dans le souci de l'environnement, une coopérative de Vendée lance le premier "blé éthique" de l'agriculteur au consommateur, sur le modèle du commerce équitable.

C'est principalement pour contrer la volatilité extrême du marché des céréales que le groupe Cavac a lancé cette initiative, explique Ludovic Brindejonc, directeur qualité et développement durable de Cavac (qui collecte 800.000 t de blé par an), également directeur général de Agri-Ethique, la société créée spécialement.

Le pacte Agri-Ethique, qui démarrera  vraiment avec  la première récolte cet été, entend contribuer à la préservation des emplois locaux et garantir aux agriculteurs des prix fixés à l'avance pour trois ans, explique M. Brindejonc.

Un engagement sur trois ans

"Ce qui fait la force de notre démarche "Blé Agri-Ethique", c'est le contrat de filière entre la coopérative, le meunier et le boulanger ou l'industriel", raconte-t-il.  "On s'engage sur un prix et un volume donné sur 3 ans et personne ne peut sortir de ce contrat pendant ces trois années. Mais c'est une façon de contourner le marché". Pour lui, "tout le monde doit y gagner".

Chaque agriculteur signataire du Pacte Agri-Ethique s’engage notamment à mener, au minimum, une action innovante permettant un gain environnemental sur l’eau, l’air et/ou le sol. Il peut s’agir, notamment, d’enrichir le sol en bactéries pour limiter l’apport d’azotes, d’installer des indicateurs de vie biologique des sols (des vers de terre, par exemple) pour mesurer l’impact du non-labour, ou bien d’équilibrer l‘écosystème et maintenir la fertilité des sols, ou encore de fournir aux abeilles des compléments nutritionnels avant l’hiver, etc.

30% du blé collecté sera «éthique»

Cinq minoteries de la région et un  industriel de Nantes, l'entreprise Tradeoz qui fournit 190 collectivités en petits pains, ont rejoint le pacte.

Pour limiter les risques de cette démarche innovante à prix fixes, Agri-Ethique ne porte que sur 30% du blé collecté par Cavac. En revanche M. Brindejonc compte bien l'étendre aux producteurs et industriels des autres régions.  Une coopérative du Maine-et-Loire vient d'ailleurs de la rejoindre, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) qui collecte 200.000 tonnes auprès de ses 4.000 agriculteurs sociétaires.

"La meilleure manière de faire partager notre démarche est de passer par les artisans", estime M. Brindejonc qui rappelle qu'il ne s'agit "ni d'un label ni d'une certification", même si les producteurs adhèrent aux principales démarches éco-responsables et comptent en tester d'autres.

Artisans intéressés et consommateurs peuvent se renseigner sur le site www.agriethique.fr. Sur ce site, vous pouvez identifier les acteurs du Pacte Agri-Éthique (agriculteurs, meuniers, boulangers, industriels et distributeurs) leur poser des questions, mais aussi soutenir la démarche et suggérer à de nouveaux acteurs d’y adhérer.

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Commentaires 1

binbo

On revient aux fondamentaux,l'organisation des marchés aprés le libéralisme effréné.

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