USA : les premières récoltes de maïs meilleures qu’attendues

   USA : les premières récoltes de maïs meilleures qu’attendues

Alors que la récolte française de maïs s’annonce tardive dans le Sud-ouest, les premiers chiffres de la récolte nord américaine semblent positifs avec des rendements meilleurs qu’attendus, annonce l’Association des producteurs de maïs français (AGPM) dans sa dernière lettre économique.

La récolte américaine est lancée avec 4% récoltés au 15 septembre, et une généralisation des chantiers attendue cette semaine. Les échos des premiers résultats semblent positifs avec des rendements meilleurs qu’attendus. « Ces échos viennent conforter l’idée d’une récolte importante, tout comme la dernière communication d’Informa, qui confirme les niveaux de production annoncés par l’USDA* », précise l’AGPM.

Au niveaux des cours, les éléments haussiers se font de plus en plus rares : diminution du risque de gel, faibles chiffres actuels à l’export, positionnements actuels des fonds... Les observateurs attendront toutefois le prochain rapport (USDA) pour valider cette tendance, et auront de plus, un recul sur 3 semaines de récolte supplémentaires.

En Argentine, les semis restent quasiment bloqués en raison d’un déficit hydrique sur les zones les plus précoces : moins de 3 % sont ainsi semés. Certains pensent que les semis argentins seront inférieurs aux intentions affichées par la Bolsa de Cereales (3,56 Mha), avec un transfert de surfaces du maïs vers le soja. De même au Brésil, on rapporte des retards dans les semis de soja, avec d’éventuelles conséquences sur la mise en place des maïs de seconde culture.

Europe : les récoltes ukrainiennes freinées par la pluie

 En Europe, les récoltes Mer Noire ont débutés mais les récoltes ukrainiennes sont freinées par les pluies. « Cela ne remet pas en cause le niveau de production du pays, mais pourrait légèrement modifier le rythme de chargements sur les ports de la Mer Noire. Cela crée à court terme un léger rebond des prix sur le physique Mer Noire » explique l’AGPM.

Pour autant, les prix au départ de l’Ukraine s’affichent toujours autour des 190 $/t, et mettent  l’ensemble du complexe fourrager sous pression sur ce début de campagne.  Les récoltes russes s’annoncent globalement plus précoces et seront rapidement disponibles sur le marché.

France : léger recul des prix

 Côté Français,  les prix en portuaire s’effritent peu à peu. L’écart avec les origines Mer Noire reste toutefois toujours important et limite les ventes vers l’UE en nouvelle récolte. « Des inconnues restent encore à lever sur cette campagne 2013/2014, à commencer par le volume de la collecte », conclut l’Association.

* Ministère de l'Agriculture des États-Unis

Source Lettre économique AGPM

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