[Video] Michel Portier : « Sans incident climatique, le potentiel de baisse est d’environ 10 €/t pour le blé et le maïs »

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[Video] Michel Portier : « Sans incident climatique, le potentiel  de baisse est d’environ 10 €/t pour le blé et le maïs »

Le prix des céréales, blé et maïs, restent bas dans un contexte de production mondiale importante. Des cours qui pourraient encore chuter si aucun incident climatique ne touche les principaux producteurs mondiaux, estime Michel Portier directeur d’Agritel.

Avec un prix du blé actuellement entre 185 et 190 euros la tonne et un maïs autour de 175 euros la tonne (base Matif Euronext), les prix des céréales sont sur des niveaux bas.  « La tendance est morose en terme de prix et l’année risque d’être compliquée s’il n’y a pas d’incident climatique (dans les principaux pays producteurs). On est juste au niveau du seuil de rentabilité pour le blé, voire en dessous pour le maïs » estime Michel Portier d’Agritel. Une année qui s’annonce d’autant plus dure pour les céréaliers qu’ils viennent de connaître trois bonnes années et que les charges sociales sont calculées sur cette moyenne triennale.

Ces prix bas sont liés à des récoltes mondiales importantes notamment en maïs où les stocks sont largement supérieurs à la consommation prévue dans le monde.

Mais comment vont évoluer les prix dans les prochains mois ?

Agritel envisage deux scénarii :

Dans le premier cas, les cultures se développent normalement, sans incident climatique dans les principaux pays producteurs. Michel Portier évalue alors le potentiel de baisse à environ 10 euros la tonne sur le blé et le maïs et à 30 /40 € la tonne  sur le colza, très dépendant des récoltes de soja, notamment d’Amérique du sud.

Dans le deuxième scénario, des incidents climatiques interviennent dans les prochains mois.  Les opérateurs surveillent notamment de près le coup de froid qui sévit actuellement dans les pays de la mer Noire et aux USA. Si les cultures d’Ukraine et de Russie semblent bien protégées par un manteau neigeux important, ce n’est pas le cas partout aux USA où des températures très basses sont attendues. Traders et agronomes sont d’accord aujourd’hui pour évaluer la perte de récolte liée au gel dans ce pays entre 5 et 10%.  « Si 10% des blés sont gelés aux Etats-Unis, le marché peut reprendre des couleurs » estime Michel Portier. En Australie, si la sécheresse persiste au mois de mars, au moment des semis, l’impact sur les prix peut également être positif.

Selon l’intensité des problèmes climatiques, les cours pourraient alors augmenter de «0 à 40 euros la tonne» estime le directeur d’Agritel.

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