7ème chronique (Mars 13) : L’enrubannage mono-balle.

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Apparue au début des années 80, la technique de l’enrubannage mono-balle est toujours la plus employée.

Les enrubanneuses mono-balles sont portées ou traînées. Elles permettent l’enrubannage de balles rondes mais également de balles parallélépipédiques (assez rare).

L’enrubannage se fait soit à poste fixe après transport des balles sur le lieu de stockage, soit dans le champ où les balles ont été déposées après pressage.

La première solution demande une bonne logistique d’approvisionnement pour enrubanner dès le pressage et sans faire attendre la machine, ce qui implique des besoins en matériel de transport (remorques), de manutention (chargeurs) et en main d’œuvre. Les balles sont peu manipulées après l’enrubannage, ce qui limite les risques de déchirure du film.

La deuxième solution permet d’enrubanner directement derrière la presse tandis que le transport vers le lieu de stockage peut attendre plusieurs jours voire davantage. Le principal avantage de cette méthode est d’utiliser peu de main d’œuvre (une seule personne peut réaliser le chantier). Par contre, il y a un risque accru de détérioration du film lors des opérations de transport et de stockage.

Quel que soit la méthode utilisée, l’enrubannage d’une balle se déroule en 5 phases plus ou moins automatisées :

  1. Chargement de la balle
  2. Accrochage du film
  3. Enrubannage proprement dit
  4. Sectionnement du film
  5. Déchargement de la balle.

 

L’application du film plastique sur la balle (phase d’enrubannage) doit être parfaitement maitrisée pour obtenir un produit ensilé de grande qualité. Pour répondre à cet objectif, les constructeurs utilisent une table munie de rouleaux ondulés ou de bandes caoutchoutées entraînés par un moteur hydraulique, ce qui permet à la balle de tourner sur elle-même pour appliquer le film en passes successives.

Ensuite, pour ceinturer la balle, il y a deux possibilités :

-    Soit la table est fixe en rotation et c’est le bras porte-film (parfois deux) qui tourne autour, entraîné par un moteur hydraulique

-    Soit la table est tournante (entraînement mécanique ou hydraulique) et le bras porte-film est fixe.

Utilisé à l’origine pour les balles parallélépipédiques, le principe de la table fixe était peu utilisé pour les balles rondes pour trois raisons :

-    Lenteur de l’enrubannage

-    Difficulté à maitriser l’étirage du film (rupture, taux d’étirage insuffisant)

-    Sécurité des personnes (le bras tourne autour de la balle).

Aujourd’hui, ce système connaît un regain d’intérêt grâce à des réglages optimisés et l’utilisation d’un double bras qui améliore le débit de chantier.

L’enrubannage mono-balle continue à évoluer et les constructeurs s’attachent à trouver des solutions pour optimiser les phases de chargement et déchargement de la balle, économiser du film et simplifier les réglages comme nous le verrons dans notre prochaine chronique

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