90 ans de Sima et 1145 innovations : les années 1990-2010 (2/2)

Raphaël Lecocq avec le Sima

2009 : New Holland présente le NH2, un tracteur à hydrogène

Né en 1921, le Salon de la machine agricole se tient au Grand Palais à Paris avant de rejoindre, en 1925, le parc des Expositions porte de Versailles. En 1931, le salon inaugure son premier concours de l’innovation, baptisé « Section des machines nouvelles », avec 20 machines en compétition. Le concours sera rebaptisé successivement « Comité pour la Recherche Technique », puis « Palmarès de l’Innovation » et enfin, depuis 2009, les « SIMA Innovation Awards. ». La salon change lui-même de nom pour devenir en 1953, pour sa 25ème édition, le Sima, la Salon international de la machine agricole. En 1991, le Sima s’installe au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte avant de devenir biennal en 1995. En 1994, il accueille pour la première fois des bovins, avec la création du Simagena. En 2013, la 75ème édition et ses 1700 exposants ont accueilli 248 800 visiteurs. La prochaine est programmée du 22 au 26 février 2015.

Années 1990

Après la dépression du marché, une agriculture dépendante de la Pac et une réduction du nombre des exploitations qui se poursuit, la productivité remplace la course à la production, la qualité du travail rejoint l’économie des systèmes de production, le confort des opérateurs et la sécurité alimentaire nous engagent vers une agriculture de précision, plus respectueuse de l’environnement. L’utilisation des capteurs électroniques se diversifie, du radar au satellite. L’électronique, l’informatique et les réseaux de communication contrôlent les procédés et la gestion des exploitations. Parmi les matériels primés figurent :

- le dispositif d’enregistrement de données au champ (Pionner-1990)

- le B.d.v. power shift à pilotage électronique (Same-1991)

-  la gestion active du patinage sur tracteur (Renault-1991)

- le pilotage de barre de coupe (Claas-1991)

- la régulation électronique de charrue semie-portée (Huard-1991)

- le robot de traite (Diabolo Manus-1993)

- le distributeur d’engrais à étalonnage automatique (Agram-1994)

- le réflectomètre numérique pour mesure de dosages minéraux (Challenge Agriculture-1994)

- la suspension hydropneumatique du pont avant ; transmission continue hydromécanique (Fendt-1995 et 1997)

- le eelevage avant à régulation intégrée (Laforge-1995)

- le réseau de communication CAN-fibre optique pour automoteurs (New-Holland-1997)

- le positionnement GPS et régulation automatique d’un épandeur d’engrais (Amazone-1997)

Années 2000

L’électronique, l’informatique et les réseaux de communication (Ntic) contrôlent les procédés et la gestion des exploitations. Le satellite devient un outil courant en agriculture dans trois domaines d'application : guidage des machines, sécurité environnementale et agriculture de précision. L'informatique permet le partage des informations aussi bien au niveau des équipements avec l'Isobus, qu'au niveau des acteurs du monde agricole avec Internet (Extranet collaboratif). Parmi les matériels primés figurent :

- le système de guidage GPS pour le suivi de trajectoire (Rds Technology LTD, 2001)

- le guidage automatique d'un tracteur par GPS cinématique (Renault Agriculture 2001)

- l’extranet agricole collaboratif « Eac » (Néotic 2003)

- le logiciel d’acquisition et d’analyse des données de contrôle tank à lait (Westfalia-japy 2003)

- la télégestion et télésurveillance des pivots d'irrigation (Otech, 2003)

- la chaîne automatisée pour la modulation intraparcellaire des intrants (Cder/Arvalis/Eads/John Deere 2005)

- le banc d'essais pour l'évaluation des performances des distributeurs d'engrais (Cemagref, 2007)

- le dispositif d'optimisation intraparcellaire des apports d'engrais granulés par gestion spatiale (Sulky-Burel, 2007)

- le service web pour le suivi des grandes cultures et prairies à l'échelle des cantons (Géosys, 2007)

- la gestion du pilotage de l'irrigation par GPS et communication sans fil (Comer industries, 2009)

- la météo agricole de précision (TV Agri/Cap 2020, 2009)

Années 2010

L’Isobus est arrivé à maturité, et sous l'impulsion de l'AEF (Agricultural industry Electronics Foundation), les applications de l'Isobus se généralisent. On constate aussi une double tendance : simplification de la conduite des machines et de leur réglages, et recours à l'Internet pour assister et aider le chauffeur. L'électronique "agricole" converge aussi vers l'électronique grand public avec l'usage de smartphones et des tablettes tactiles. Parmi les matériels primés figurent :

- la console Isobus à double écran (Kverneland Group, 2011)

- le système de pose d'étiquettes RFID  sur presse à haute densité pour la géo-traçabilité des fourrages (New Holland, 2011)

- le distributeur d'engrais à optimisation par tronçons de la largeur d'épandage (Sulky Burel, 2011)

- le partage à distance des informations du terminal virtuel (John Deere, 2013)

- l’application Terminal Universel Isobus pour tablette (Claas, 2013)

- le réglage automatique et en continue de la moissonneuse batteuse (Claas, 2013)

- le système de réglage automatisé d’un distributeur d’engrais (Sulky Burel, 2013)

- le système de réglage automatique d’un distributeur d’engrais (Kverneland group, 2013)

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