Arvalis jauge l’impact du co-farming sur les charges de mécanisation

Raphaël Lecocq

Arvalis jauge l’impact du co-farming sur les charges de mécanisation
WeFarmUp

La mise en réseau du matériel induit une chute de 40 % du capital investi et de 30 % des charges annuelles. C’est la conclusion d’une étude menée par Agro d’Oc, Arvalis et WeFarmUp auprès de 30 exploitations du Gers.

Quel futur pour le co-farming ?

La question sera posée à l’occasion du CoFarming Fest, 1er du nom, qui se tiendra la 25 janvier à Paris (Hub BPI - Paris 9ème). Organisé par l’Association Internationale du #CoFarming, qui fédère plusieurs startups françaises (Agrifind, Echangeparcelle, FarmLeap, La balle ronde, WeFarmUp), le CoFarming Fest se veut une journée d’échanges entre acteurs et contributeurs de cette nouvelle agriculture de réseaux. Outre la table ronde posant la question du futur du co-farming, des conférences, rencontres et animations rythmeront la journée.

Ne rien changer aux dates d’intervention des agriculteurs et ne leur faire courir aucun risque vis à vis des conditions pédo-climatiques : tels étaient les postulats de l’étude conduite par les trois organismes. Résultat : sur un équipement aussi emblématique que le semoir monograine, autour de la période critique située dans cette région autour du 1er mai, 14 des 20 semoirs présents sur les 30 exploitations dorment sous le hangar. « Nous avons cherché à optimiser non pas le parc matériel de chacune des exploitations mais celui de l’ensemble du réseau d’exploitations, tout en considérant leurs spécificités au niveau assolement, largeur de travail, jours disponibles », explique Baptiste Dubois, chargé d’étude chez Arvalis Institut du végétal. Les aspects logistique n’ont pas été abordés dans l’étude.

Trois chiffres évocateurs

Ce qui vaut pour les semoirs monograine vaut bien entendu pour les autres matériels (tracteurs, moissonneuses-batteuses, travail du sol...), également passés au scanner dans l’étude, qui conclut à une réduction potentielle de 40 % du parc, de 40 % du capital investi et de 30 % des charges annuelles de mécanisation. « Le potentiel des réseaux est en réalité plus important », estime Laurent Bernède de WefarmUp. « En effet, il y a un lien direct entre le nombre de participant au réseau et le potentiel d’optimisation. Pour Julie Jammes, ingénieur à la coopérative Agro d’Oc, « la mise en réseau des céréaliers par l’organisation Ceta a montré sa réelle efficacité sur le compte de résultats des exploitations adhérentes. On pouvait jusqu’à présent partager ses pratiques culturales, ses idées, ses projets. Il est désormais possible de partager aussi son matériel en utilisant une plateforme internet ».

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