Chronique Machinisme Agricole

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Rotor hacheur d’ensileuse pour herbe, maïs et biogaz.

La fonction essentielle d’une récolteuse hacheuse chargeuse est de hacher finement la matière récoltée afin d’obtenir un produit appétant et à haute valeur nutritive.

On utilise un rotor muni de couteaux qui selon les modèles peut atteindre une largeur de 900mm, un diamètre de 710mm pour une masse avoisinant les 700kg. Sa masse importante associée à un régime de rotation d’environ 1200 tr.mn-1 lui confère une grande inertie, ce qui permet d’absorber des volumes de matière importants sans bourrages.

Le principe du hachage est le même pour l’ensemble des constructeurs. Les rouleaux d’alimentation acheminent le produit récolté vers le rotor. Lors de son passage entre un contre-couteau fixe et les couteaux du rotor tournant à grande vitesse, la matière est sectionnée : c’est l’ « effet ciseau ». Selon le nombre de couteaux et leur vitesse de rotation, on peut dépasser 20 000 coupes/mn-1.

La disposition des couteaux sur le rotor est variable selon les constructeurs. On distingue 2 montages :

- configuration rotor en chevron avec 2 rangées de couteaux droits (ex : KRONE 2x20 couteaux)

- configuration rotor multi-couteaux avec montage en rangées  hélicoïdales (ex : JOHN DEERE 40,48 ou 56 couteaux).

Quel que soit le montage, on peut choisir le nombre de couteaux en fonction du produit récolté et de sa destination. Si on prend l’exemple de NEW HOLLAND, l’utilisateur a le choix entre 3 configurations principales :

- herbe : 2x6 couteaux

- maïs : 2x12 couteaux

- biogaz (méthanisation) : 2x16 couteaux.

Pour conserver l’ « effet ciseau » pendant toute la durée du chantier, les couteaux nécessitent un affutage régulier complété par un réajustement de l’écartement couteaux / contre-couteau. Ces opérations, au départ manuelles ont été automatisées par NEW HOLLAND. Les autres constructeurs utilisent un principe similaire. Les couteaux sont affutés au moyen d’une pierre (ou meule) qui coulisse au dessus du rotor sur un guide actionné électriquement ou électro-hydrauliquement. L’étape suivante consiste à régler la distance couteaux / contre-couteau.

Le contre-couteau se déplace grâce à deux vis sans fin actionnées chacune par un moteur électrique. Il est équipé d’un capteur piézo-électrique (quartz cristallin) qui détecte les chocs en émettant un courant électrique. Lorsque le contre-couteau arrive en butée contre les couteaux, le choc est enregistré par le capteur qui coupe l’alimentation des deux moteurs électriques puis les fait tourner d’un quart de tour en sens inverse. Les couteaux passent au plus près du contre-couteau.

Ces automatismes permettent ainsi de conserver une bonne qualité de hachage et évitent de consommer trop de puissance (économie de fioul).

Sur une ensileuse équipée d’un bec à maïs de grande largeur (ex : 10, 12 ou 14 rangs), l’entraînement du rotor consomme une grande puissance, comme nous le verrons dans notre prochaine chronique. Rendez-vous le mois prochain !

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